RIGA, 28 novembre (XINHUA) -- L'engagement en
Afghanistan et le futur rôle de l'OTAN seront au centre des discussions du
sommet de l'alliance tenu mardi et mercredi à Riga, en Lettonie.
L'Afghanistan sera un test crucial pour la
crédibilité de l'OTAN au moment où la Force internationale d'assistance à
la sécurité (ISAF) sous la direction de l'alliance est confrontée à
des défis sans précédent dans le pays.
Les 26 pays membres et 11 partenaires de l'OTAN ont
déployé quelque 32.000 soldats en Afghanistan, dont 12.000 sont
Américains.
Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop
Scheffer, a indiqué que 2.500 autres soldats et davantage d'équipements
seraient nécessaires pour éradiquer la résurgence talibane.
Lors du sommet de Riga, le président américain
George W. Bush devrait pousser ses alliés à lever les restrictions
imposées à l'engagement de leurs soldats et à déployer des soldats
supplémentaires en Afghanistan.
Le futur rôle de l'alliance sera également à l'ordre
du jour du sommet de Riga.
"Le sommet sera une opportunité importante pour
affirmer que l'OTAN est prête à faire face aux défis sécuritaires du 21e
siècle ", a affirmé M. De Hoop Scheffer, ajoutant que le sommet
permettrait de fixer la direction des réformes de l'alliance.
La proposition de Washington de créer de nouveaux
partenariats avec des pays hors de la région euro-atlantique, tels que
l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et le Japon,
provoque des inquiétudes parmi les pays européens qui craignent que
de telles associations puissent affaiblir la nature de l'alliance de
défense collective en Europe et Amérique du Nord.
L'Europe craint également que son influence
au sein de l'alliance ne puisse être compromise par la présence
de nouveaux partenaires et que les nouveaux partenariats ne
soient simplement qu'un autre nom de "coalition de la volonté", où
Washington pourrait choisir ses alliés en négligeant l'OTAN.