NEW YORK (Nations Unies),
27 novembre (XINHUA) -- S'exprimant devant la presse à New York, le
secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a estimé lundi que
l'Irak était au bord de la guerre civile, après les violences sans
précédent de la semaine dernière qui ont fait plus de 200 morts parmi la
population civile irakienne.
A la question de savoir si l'Irak était à présent en
état de guerre civile, Kofi Annan a répondu que nous y allions, à moins
de prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la détérioration
de la situation.
"En fait, nous y sommes presque", a-t-il ajouté,
lors d'une rencontre avec la presse.
Le Représentant spécial du secrétaire général pour
l'Irak, Ashraf Qazi, a condamné samedi le cercle vicieux des assassinats
religieux perpétrés par vengeance, qui déchirent le tissu politique
et social de l'Irak.
"Aucun pays ne saurait tolérer un tel cancer dans
son corps politique", a-t-il affirmé.
Le secrétaire général avait déjà condamné la série
d'attaques terroristes jeudi dans le quartier chiite de Sadr-City, à
Bagdad, qui avait entraîné de multiples représailles.
Compte tenu de l'aggravation de la situation, son
représentant a appelé le gouvernement, les dirigeants politiques et la
population irakienne à réaliser qu'ils n'avaient pas d'autre
choix que de faire la preuve immédiate de leur détermination à sauver
leur pays.
Cela ne pourra être réalisé que par un véritable
dialogue national visant à trouver une solution aux problèmes politiques
clefs et à développer un consensus national sur la mise en place de
politiques et de mesures visant à empêcher les extrémistes de détruire
l'Irak, a-t-il ajouté.
Kofi Annan s'est entretenu lundi avec le Groupe
d'étude sur l'Irak dirigé par l'ancien secrétaire d'Etat américain, James
Baker,et l'ancien président de la Commission des relations
internationales de la Chambre des représentants des états-Unis, Lee
Hamilton, a par ailleurs indiqué son porte-parole.