NAIROBI, 24 novembre (XINHUA) -- Les Nations unies
ont fait part vendredi de leurs préoccupations au sujet de la crise
humanitaire qui menace la Somalie mais ont indiqué que les
groupes rivaux avaient exprimé leur volonté de travailler ensemble pour
aider les victimes des inondations.
Eric Laroche, Coordinateur humanitaire pour la
Somalie, a indiqué que les différends politiques opposant le gouvernement
de transition et le Conseil suprême des tribunaux islamiques
entravaient les opérations de secours.
« Il y a une énorme crise aggravée par la politique
et les combats en Somalie. Cela complique les opérations de secours pour
les personnes qui en ont besoin », a déclaré M. Laroche à Nairobi.
M. Laroche a indiqué qu'il était nécessaire de
mettre en place un couloir pour permettre aux secours d'atteindre entre
350 et 400 000 personnes qui ont quitté leurs maisons pour échapper aux
pires inondations depuis une décennie.
Il a indiqué que le Premier ministre somalien Ali
Mohammed Gedi avait promis d'envoyer un comité sur les inondations pour
rencontrer les Islamistes.
« Les Somaliens sont prêts à mettre la politique de
côté. Toutes les parties sont prêtes à travailler en tant que Somaliens
pour apaiser les souffrances de leurs compatriotes », a-t-il
précisé.
M. Laroche a expliqué qu'il y avait des pénuries
alimentaires car de nombreuses familles habitant dans les vallées des
fleuves Juba et Shabelle dans le sud de la Somalie ont perdu leurs stocks
de nourriture.
M. Laroche a ajouté que les Islamistes, qui
contrôlent le sud et le centre du pays, coopéraient avec les organisations
humanitaires et l'ONU pour aider les victimes.
Les organisations humanitaires estiment que 90
personnes ont trouvé la mort ce mois-ci en raison des inondations dans le
sud de la Somalie.
Près d'un million de Somaliens seraient touchés par
les inondations, dont au moins 350 000 ont dû quitter leurs foyers.
Les pluies ont détruit des fermes,
pertubé les approvisionnements en nourriture, isolé des villages et
emporté des routes, rendant difficile l'accès aux régions les plus
reculées.