OTTAWA, 23 novembre (XINHUA) -- L'ambassadeur russe
au Canada a rejeté l'assertion qu'un citoyen russe accusé d'espionnage soit
un espion, disant qu'il était vraisemblablement un malfaiteur ou un
vendeur de drogue plutôt que l'un des meilleurs espions de son
pays.
L'ambassadeur Georgiy Mamedov a brisé jeudi pour la
première fois le silence de la Russie sur l'arrestation de l'homme en
question, rejetant les allégations selon lesquelles cet homme connu
comme étant Paul William Hampel, arrêté par des douaniers canadiens,
serait un agent du Service de sécurité fédéral de Russie (FSB), successeur
du KGB de l'ancienne Union soviétique.
Dans un entretien avec la Broadcasting Corporation
canadienne ( CBC), l'ambassadeur Mamedov a déclaré que M. Hampel pouvait
être un bandit ou un agent d'un "groupe international de tout genre".
Il n'a offert aucune preuve pour soutenir ses assertions, mais
exhorté les agences canadienne et russe à coopérer le mieux possible
à cet effet.
L'agence d'espionnage canadienne; le Service de
Sécurité et de Renseignement canadien (CSIS); a manigancé l'arrestation du
Russe à l'aéroport international Pierre Elliott Trudeau à Montréal.
Selon le CSIS, l'homme, résidant au Canada
depuis plus de 10 ans et maintenant détenu par l'Agence des Services
frontaliers du Canada, constitue un danger à la sécurité nationale. Le CSIS
a demandé son expulsion.