KINSHASA, 21 novembre (XINHUA) -- Le calme est
revenu à Kinshasa mardi après-midi après les tirs commis et un incendie
aux abords de la Cour supreme de justice (CSJ) qui siégait pour
examiner la requete de l'Union pour la nation (UN), contestent
les résultats provisoires de la présidentielle, a déclaré mardi le
ministre congolais de l'Intérieur, Denis Kalume.
Selon M. Kalume, le bilan provisoire des
manifestaions de l'avant-midi qui ont opposé les éléments de la Police
nationale congolaise (PNC) aux militants pro-Bemba devant la CSJ, était
deux véhicules brulés et un commisssariat de police saccagé.
Pour sa part, le chef d'Etat-major de la MONUC, le
général Hundey, a confimé que la situation est redevenue calme grace à
l'intervention d'une unité renforcées de blindés de la MONUC appelée
en renfort.
Selon un communiqué de la MONUC parvenu à Xinhua, la
situation a dégénéré mardi vers midi quand la PNC a tenté de disperser des
centaines de militants de l'UN qui manifestaient devant la CSJ. A la
suite d'un tir de grenade lacrymogène, des éléments incontrolés ont tiré
sur les unités de la Police d'intervention Rapide présentes sur les lieux
et incendié un de leurs camions, provoquant ainsi le retrait de la police.
Le samedi 18 aout dernier, M. Bemba, par le canal de
son secretaire Denis Sessanga, est allé introduire son recours en
contestation auprès de la CSJ qualifiée de compétente pour
reconaitre du contentieux électoral en ce qui concerne l'élection
présidentielle.
Dans cette requette, M. Bemba a noté d'irrégularités
et des fraudes lors des élections du 29 octobre dernier.
La CEI a annoncé mercredi dernier que le
président sortant, Joseph Kabila, a remporté le second tour de
l'élection présidentielle du 29 octobre en obtenant 58,05% des votes
contre 41,95% à son challenger, Jean-Pierre Bemba.