ANTANANARIVO, 16 novembre (XINHUA) -- Environ 700
millions de tonnes de pétrole brut traversent annuellement les eaux des
îles de l'océan Indien dont 350 millions dans le canal de Mozambique à
destination de l'Europe, de l'Asie et de l'Amé rique.
Les statistiques montrent aussi que la plupart de
ces pétroliers représentent 1 200 voyages par an de gros pétroliers
pesant plus de 250 000 tonnes et 4 000 voyages pétroliers de taille
moyenne de 60 000 tonnes. Compte tenu du nombre de passages de pétroliers
dans le trafic maritime autour des côtes malgaches, le risque de pollution
par les hydrocarbures existe et Madagascar ne pourra pas être épargnée
d'une éventuelle pollution, selon la presse malgache.
Par conséquent, il pourra y avoir un impact
économique, écologique et social très grave provoquant un effet désastreux
sur les ressources naturelles fragiles et vulnérables le long des
côtes malgaches.
C'est la raison pour laquelle le gouvernement
malgache a participé à un important exercice sous-régional de lutte contre
la pollution en cas de déversement des hydrocarbures dans la mer, à
Saint-Denis de La Réunion.
Plus d'une quarantaine de responsables et officiers
de liaison issus des quatre coins de l'océan Indien : La Réunion (
France), Madagascar, Maurice et Seychelles se sont penchés sur des
questions cruciales. L'exercice théorique, organisé conjointement
par le Centre sous-régional de coordination (CSRC) et la
direction départementale de l'Equipement sous l'égide du préfet de La
Réunion, s'est fait en salle durant deux jours et a été suivi d'une
pratique en mer. Ce, dans l'objectif de tester la capacité des pays
voisins de venir en aide à un pays membre du plan sous- régional de lutte
atteint d'une pollution majeure.
Les exercices ont été axés sur le renforcement
de la capacité des îles voisines à mobiliser le matériel et le
personnel, les procédures et les moyens de communication, les formalités
de la circulation, le transport et les modalités de prise en charge
et de règlement de dépenses.