4. Coopération dans les affaires internationales
4.1 Les deux parties estiment qu'au moment où la situation internationale
connaît des changements aussi complexes que profonds, il est dans leurs intérêts
communs et ceux des pays en développement de renforcer leurs concertations et
leur coopération dans les affaires internationales.
4.2 Elles réitèrent leur respect de la Charte des Nations Unies, des cinq
principes de la coexistence pacifique, des principes énoncés dans l'Acte
Constitutif de l'Union africaine et des autres règles régissant les relations
internationales universellement reconnues, leur engagement à œuvrer ensemble à
la préservation du rôle essentiel des Nations Unies dans les affaires
internationales et à la promotion du multilatéralisme et de la démocratisation
des relations internationales, leur soutien au renforcement de l'autorité et de
l'efficacité des Nations Unies par des réformes qui doivent se réaliser à
travers des consultations démocratiques, favoriser l'union des pays membres et
tenir pleinement compte des préoccupations des pays en développement, ainsi que
leurs convictions que la réforme du Conseil de Sécurité doit contribuer à
augmenter en priorité la représentation des pays en développement notamment des
pays africains et faire l'objet d'un consensus à travers d'amples discussions
approfondies.
4.3 Elles saluent la création du Conseil des droits de l'homme au sein des
Nations Unies et sont déterminées à renforcer leur coopération dans cette
enceinte afin de pousser le Conseil des droits de l'homme à travailler pour le
respect des histoires, des cultures et des religions des différents pays et
régions et pour la promotion du dialogue entre ces civilisations, cultures et
religions, à attacher une importance égale aux droits civiques et politiques de
même qu'aux droits économiques, sociaux et culturels tout en accordant la
priorité à leurs droits au développement et à traiter correctement les problèmes
des droits de l'homme en vue de faire disparaître les doubles critères et la
politisation à cet égard.
4.4 Elles s'engagent à renforcer leurs
coordination et concertation en vue d'une reprise rapide des négociations
du cycle de Doha et d'un ensemble de résultats équilibrés et substantiels qui
contribueront vraiment à la croissance économique mondiale ; elles agiront
pour que les négociations prennent pleinement en compte le niveau de
développement des pays en développement et leur capacité d'adaptation, et
accordent le traitement spécial et différencié promis à ces pays, leur
permettant de prendre toute leur part au régime commercial multilatéral et d'en
tirer réellement profit. La Chine soutient les efforts des pays africains qui ne
sont pas encore membres de l'OMC pour adhérer à cette organisation.
4.5 Conscientes des difficultés et défis que rencontre l'Afrique dans la
réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), elles
s'engagent à pousser la communauté internationale à créer un environnement
international favorable à l'élimination de la pauvreté et à la réalisation d'un
développement partagé, à concrétiser les résultats du Sommet du 60e anniversaire
de l'ONU, à continuer à renforcer le rôle de l'ONU dans le domaine du
développement, à contribuer à la mise en place d'un cadre d'évaluation
équitable, rationnel et efficace de la réalisation des OMD, et à superviser et
promouvoir la concrétisation des engagements en matière de coopération
internationale et de développement. Elles appellent le Fonds de solidarité
mondiale pour l'élimination de la pauvreté à accorder une attention accrue à la
question du développement de l'Afrique, en espérant que la communauté
internationale se penchera davantage sur le développement durable des petits
pays insulaires et des pays sans littoral de l'Afrique.
4.6 Elles sont convenues de renforcer la coopération dans la lutte contre le
terrorisme, condamnent et combattent le terrorisme sous toutes ses formes, et
s'opposent aux doubles critères à cet égard. Elles soutiennent l'ONU et son
Conseil de Sécurité afin qu'ils jouent un rôle primordial dans la lutte
internationale contre le terrorisme et qu'ils aident les pays africains à
renforcer leur capacité de lutte antiterroriste. La Chine se félicite de
l'entrée en vigueur de la Convention de l'Union africaine sur la prévention et
la lutte contre le terrorisme ainsi que de la mise en place du Centre africain
d'Étude et de Recherche sur le terrorisme, et explorera les formes d'une
coopération antiterroriste avec les pays africains.
4.7 Les deux parties appellent au renforcement de la coopération
internationale pour promouvoir le processus du désarmement et de la
non-prolifération nucléaire, et soutiennent l'Afrique dans ses efforts pour
faire d'elle une zone exempte d'armes nucléaires sur la base du libre
consentement. La partie chinoise s'engage à continuer à apporter son soutien et
à prendre part au processus du déminage humanitaire en Afrique, à appuyer la
partie africaine dans sa lutte contre le commerce illicite d'armes légères et de
petit calibre, à lui accorder, dans la mesure de ses possibilités, des aides
financières et matérielles, et à organiser à son intention des cours de
formation dans les domaines concernés.
4.8 Conscientes des nouveaux défis que représentent pour la paix et la
sécurité mondiales les problèmes de sécurité non classiques tels que les
calamités naturelles, les réfugiés et sans-abri, l'immigration irrégulière, la criminalité
transnationale, le trafic des drogues et les épidémies, les deux parties sont
convenues de renforcer leurs échanges et leur coopération dans le domaine de la
sécurité non classique à la lumière du nouveau concept de sécurité centré sur la
confiance mutuelle, l'avantage réciproque, l'égalité et la coopération.
4.9 Les deux parties entendent pousser la communauté internationale à
accorder une attention voulue aux conflits en Afrique, tout en l'aidant à les
régler effectivement et à déployer des efforts en vue de sauvegarder les
intérêts fondamentaux de l'Afrique au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU. La
Chine est prête à renforcer sa coopération avec l'Afrique dans la prévention, le
contrôle et la résolution des conflits régionaux.
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