3. Coopération sur le plan économique
3.1 Agriculture
3.1.1 Les deux parties soulignent le rôle important de l'agriculture dans
leurs économies respectives, estimant que le renforcement de leur coopération
agricole contribue à l'élimination de la pauvreté, à la promotion du
développement et à la garantie de la sécurité alimentaire.
3.1.2 Les deux parties se félicitent des grands progrès de leur coopération
agricole et sont résolues à renforcer les échanges et la coopération en ce qui
concerne notamment la culture céréalière, l'élevage, l'irrigation, la pêche, les
machines agricoles, la transformation des produits agricoles, le contrôle
sanitaire et phytosanitaire, la sécurité alimentaire, ainsi que la prévention et
le traitement des épidémies, tout en explorant activement de nouvelles formes et
voies pour la coopération agricole.
3.1.3 La partie chinoise s'est offerte pour :
- envoyer en Afrique 100 experts agronomiques supérieurs et créer en Afrique
10 centres-pilotes caractéristiques des technologies agricoles.
- encourager, avec un soutien appuyé, les entreprises chinoises à augmenter
leurs investissements dans le secteur agricole en Afrique pour une plus grande
participation de ces dernières à la construction des infrastructures agricoles,
à la production des machines agricoles et à la transformation des produits
agricoles dans les pays africains.
- renforcer la coopération avec l'Afrique en ce qui concerne les technologies
agricoles pratiques et la revalorisation des ressources humaines agricoles.
- renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre du Programme
spécial pour la sécurité alimentaire de la FAO.
3.2 Coopération dans les domaines de l'investissement et des
entreprises
3.2.1 Les deux parties se félicitent de l'accroissement régulier des
investissements dans les deux sens depuis la 2e Conférence ministérielle du
Forum en 2003 et des nouveaux champs qu'ils n'ont cessé de gagner, ce qui
contribue au resserrement des liens économiques entre les deux parties et au
développement économique local. Elles s'engagent à continuer à encourager et à
soutenir les investissements mutuels, et à explorer de nouveaux domaines et
moyens permettant d'étendre la coopération à cet égard, tout en prenant des
mesures effectives dans l'intérêt de son développement sain.
3.2.2 Les deux parties déploieront des efforts en faveur de la conclusion et
de l'application des accords sur la promotion et la protection des
investissements et des accords pour éviter les doubles impositions, afin de
créer un environnement favorable à la coopération en matière d'investissement et
de protéger les droits et intérêts légitimes des investisseurs des deux parties.
Elles s'engagent à accorder à leurs entreprises investisseuses des facilités
nécessaires en ce qui concerne l'accomplissement des formalités, le dédouanement
des marchandises et l'entrée et la sortie des personnes.
3.2.3 Les deux parties notent avec satisfaction l'organisation réussie du
Dialogue de haut niveau entre les dirigeants chinois et africains et les
représentants du monde des affaires et de la 2e Conférence des entrepreneurs
chinois et africains en marge du Sommet de Beijing, et elles félicitent et
soutiennent la création de la Chambre d'Industrie et de Commerce Chine-Afrique,
avec l'espoir qu'elle deviendra une plate-forme de contacts efficace pour
promouvoir la coopération pragmatique sino-africaine dans les domaines
économique, commercial et des investissements.
3.2.4 Les deux parties œuvreront pour intensifier la coopération entre les
PME chinoises et africaines, promouvoir le développement des industries en
Afrique et renforcer les capacités de production et d'exportation des pays
africains.
3.2.5 Le gouvernement chinois, très attaché à l'augmentation des
investissements en Afrique, a décidé de soutenir la création par les banques
chinoises concernées du Fonds de développement sino-africain dont le capital
s'élèvera progressivement à cinq milliards de dollars US. Il soutient les
entreprises chinoises performantes et crédibles et les encourage à investir en
Afrique surtout dans les projets qui permettent aux pays africains d'améliorer
le niveau technologique, de créer des emplois et de contribuer au développement
durable économique et social.
3.2.6 La Chine entend soutenir, au cours des trois prochaines années, les
entreprises chinoises performantes dans leurs efforts pour créer 3 à 5 zones de
coopération économique et commerciale dans les pays africains qui ont les
conditions requises.
3.3 Commerce
Les deux parties sont heureuses de noter un développement rapide du commerce
bilatéral depuis la 2e Conférence ministérielle du Forum, estimant que la
promotion de son développement correspond aux intérêts de part et d'autre. Elles
sont tombées d'accord pour :
- œuvrer pour créer des conditions favorables au développement du commerce
sino-africain, en essayant de l'orienter vers un équilibre. La partie chinoise
s'engage à ouvrir davantage son marché aux pays africains et à porter, sur la
base existante, de 190 à plus de 440, le nombre des catégories des produits
bénéficiant de l'exemption des droits de douane en faveur des pays les moins
avancés (PMA) africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine, et elle
entamera le plus vite possible des consultations avec les pays concernés pour
conclure à cet effet des accords et les mettre en application dans les meilleurs
délais.
- renforcer leur coopération en matière de douane, de fiscalité, de contrôle
et de quarantaine pour promouvoir un développement sain et régulier du commerce
sino-africain.
- conformément au principe de compréhension et de concession mutuelles,
résoudre, de manière adéquate et par voie de négociations amicales bilatérales
ou multilatérales, les différends et frictions commerciaux.
- perfectionner progressivement le mécanisme de la Chambre d'Industrie et de
Commerce Chine-Afrique, et lui faire jouer pleinement son rôle de communication,
de coordination et de promotion.
3.4 Finance
3.4.1 Les deux parties se félicitent de constater que les institutions
financières chinoises concernées mènent une coopération fructueuse avec les
institutions financières africaines telles que la Banque Africaine de
Développement, la Banque de Commerce et de Développement d'Afrique Orientale et
Australe et la Banque Ouest Africaine de Développement. Elles décident de
promouvoir cette coopération et de soutenir les relations d'affaires entre les
banques commerciales des deux parties, afin d'enrichir la coopération économique
sino-africaine.
3.4.2 La partie chinoise encourage les institutions financières chinoises à
ouvrir davantage de filiales en Afrique. La partie africaine est prête à fournir
l'assistance nécessaire à cet égard et souhaite le succès de la Conférence
annuelle en 2007 de la Banque Africaine de Développement qui sera organisée par
la Chine.
3.5 Infrastructures
3.5.1 Les deux parties notent le fait que la construction des infrastructures
joue un rôle primordial dans le développement des pays africains. La Chine
possède des technologies et des expériences qui répondent aux besoins de
l'Afrique. La coopération entre les deux parties est donc prometteuse. Elles
sont d'accord pour désigner, comme par le passé, la construction des
infrastructures, en particulier les communications, les télécommunications, les
travaux hydrauliques et l'électricité comme domaines clés de leur coopération.
3.5.2 Le gouvernement chinois continuera à encourager et à soutenir la
participation des entreprises chinoises à la construction des infrastructures
des pays africains, tout en accordant une haute importance au renforcement de sa
coopération avec l'Afrique en matière de technologie et de gestion pour aider
les pays africains à accroître leur capacité d'auto-développement.
3.5.3 La partie africaine s'engage à ouvrir davantage ce secteur et à
favoriser la participation des entreprises chinoises à la construction des
infrastructures en Afrique, en leur fournissant les assistances et facilités
nécessaires.
3.6 Coopération dans les domaines de l'énergie et des ressources
naturelles
3.6.1 Les deux parties notent la très forte complémentarité entre la Chine et
l'Afrique en termes d'énergie et de ressources naturelles, et estiment que le
renforcement des échanges d'informations et de la coopération pragmatique à cet
égard correspond à leurs intérêts à long terme. En conformité avec le principe
du bénéfice mutuel, des avantages réciproques et du développement partagé, elles
sont résolues à mener une coopération multiforme pour encourager, avec un
soutien appuyé, leurs entreprises à exploiter ensemble et à utiliser de manière
rationnelle leurs énergies et ressources naturelles.
3.6.2 La partie chinoise accorde une haute importance à ce que cette
coopération aide les pays africains à transformer leur avantage en matière
d'énergie et de ressources naturelles en un avantage pour le développement, à
protéger leur environnement écologique et à promouvoir leur développement
économique et social qui soit durable.
3.7 Coopération dans les domaines des sciences et technologies, de
l'informatique, des transports aériens et maritimes et du contrôle de la qualité
des produits
3.7.1 En conformité avec les principes du respect mutuel, de la
complémentarité et du gagnant-gagnant, les deux parties développeront une
coopération en matière d'application des acquis scientifico-technologiques, de
mise au point des technologies et de transfert des acquis. La Chine continuera à
organiser, en faveur des pays africains, des stages de formation sur les
techniques pratiques et lancer des programmes de démonstration de technologies,
pour promouvoir en Afrique la vulgarisation et l'application de ses acquis
scientifico-technologiques et de ses techniques pratiques.
3.7.2 Les deux parties renforceront leur coopération technico-scientifique
dans les domaines d'intérêt commun comme la biotechnologie agricole, la
technologie de l'utilisation de l'énergie solaire, la prospection géologique, la
technique de l'exploitation des mines et la mise au point des nouveaux
médicaments.
3.7.3 Les deux parties entendent renforcer leur coopération en matière de
construction des infrastructures informatiques, d'application des techniques
informatiques, de services des télécommunications, de sécurité des réseaux et
des informations et de développement des ressources humaines du secteur des
télécommunications. La Chine soutient les efforts des pays africains, basés sur
les propositions du Sommet mondial sur la société de l'information tenu en
Tunisie, pour réduire le fossé numérique et accélérer la construction d'une
société de l'information.
3.7.4 Les deux parties encouragent leurs compagnies aériennes et de
transports maritimes à mettre en service davantage de lignes directes entre la
Chine et l'Afrique.
3.7.5 Les deux parties renforceront leur coopération dans les domaines de la
certification et de l'authentification, de la normalisation, de la métrologie,
de la sécurité des biens de consommation, du contrôle de la qualité des produits
industriels, de la quarantaine des animaux et des végétaux d'import-export, du
contrôle sanitaire et de la supervision sur la sécurité des équipements
spéciaux.
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