LE CAP, 10 novembre (XINHUA) -- La reconnaissance
par l'Afrique du fait que l'économie chinoise est l'une des plus
forte au monde ne signifie pas que les pays du continent doivent se
définir comme des demandeurs de charité, a déclaré vendredi le
président sud-africain Thabo Mbeki.
Dans sa lettre hebdomadaire publiée sur le site
internet de l'ANC vendredi, M. Mbeki a attribué la croissance des
relations entre la Chine et l'Afrique au boom de l'économie
chinoise.
Le président Mbeki a tenu ces propos peu après sa
récente visite en Chine, où il a assisté au Sommet du Forum de
coopération Chine-Afrique, à Beijing.
Au cours de ce forum, les dirigeants chinois et de
48 pays africains ont élaboré un plan stratégique pour renforcer les
relations bilatérales entre la Chine et le continent africain.
"Il nous faut répondre correctement aux réalités de
l'économie mondiale, mais sans nous présenter comme des victimes
impuissantes et pitoyables que le reste du monde devrait considérer
seulement en termes de charité, aussi appelée aide humanitaire", a dit M.
Mbeki.
"L'économie chinoise est la 4e plus grande au monde,
selon la Banque mondiale", a-t-il dit, estimant que cela impliquait que la
Chine devait exporter des produits vers l'Afrique, mais aussi
importer d'Afrique ses matières premières, dont le pétrole et le
gaz.
Le président a également répondu aux critiques, dans
son pays ou à l'étranger, qui dénigrent le partenariat Chine-Afrique en y
voyant un intérêt égoïste de la Chine à étendre ses marchés. Ceux- là
voient le mal même dans les bonnes choses, a-t-il dit, les accusant aussi
de "voir les développements que représentent le partenariat Chine-Afrique
comme une menace pour leurs intérêts personnels".
"(Ils) font tout leur possible pour présenter ce qui
est manifestement bon comme fondamentalement mauvais, de sorte que
nous, qui avons tant besoin +d'amis proches, de partenaires fiables
et d'alliés fraternels+, nous méfions de ceux qui viennent vers nous en
offrant sincèrement leur amitié, leur partenariat, et leur fraternité.