PARIS, 6 novembre (XINHUA) -- Le ministre italien
des Affaires étrangères Massimo D'Alema a déclaré lundi à Paris que
l'exécution de Saddam Hussein serait "inacceptable" pour une raison
de principe.
M. D'Alema, lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue français Philippe-Douste-Blazy à l'issue de
leur rencontre, a souligné que "tuer Saddam serait une erreur".
"L'application de la condamnation à mort est
inacceptable pour deux raisons. La première raison de principe, car
l'Europe est opposée à la peine de mort et se bat pour qu'elle soit bannie
partout dans le monde", a-t-il affirmé, "en second lieu, dans la
situation difficile et dramatique de l'Irak, l'exécution de
Saddam Hussein pourrait ultérieurement mener le pays vers une véritable
guerre civile".
M. Douste-Blazy a noté que
l'Union européenne "prêche pour l'abolition universelle de la peine de mort" et
souhaité que les pays européens se concerteraient "très rapidement"
afin de " définir les modalités pour faire connaître cette
position aux autorités de Bagdad".