
BEIJING, 4 novembre (XINHUA) -- Avec la fin du
colonialisme et de l'apartheid en Afrique, le partenariat sino-africain
établi il y a 50 ans, doit être renouvelé en vue de faire face aux
nouveaux défis, tels que la pauvreté, et de lutter pour l'indépendance
économique, a annoncé le Premier ministre éthiopien, Ato Meles
Zenawi, samedi lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet de Beijing
du Forum sur la coopération sino-africaine.
M. Meles a indiqué que le sommet était une
"démonstration claire de la plus grande détermination" des dirigeants
chinois et africains à porter les relations sino-africaines à un niveau
plus élevé.
Déclarant que promouvoir une bonne gouvernance et
réaliser la paix et la stabilité sont les nouveaux défis pour les pays
africains, M. Meles a souligné que le partenariat sino-africain
devait refléter le changement des circonstances en Afrique.
Il a relevé que la complémentarité entre les
économies chinoise et africaine était importante. "L'Afrique fournit à
l'économie chinoise un marché digne de confiance pour l'investissement, le
commerce et l'exploitation des ressources naturelles sur la base du
bénéfice mutuel. La Chine accorde à l'Afrique ses expériences réussies de
développement, du transfert de technologie, du commerce et de
l'investissement."
Selon le Premier ministre, les peuples africains ont
de " grandes espérances" sur le partenariat sino-africain renouvelé et
"ont salué" les immenses progrès chinois dans l'économie ainsi
que dans d'autres domaines.
L'Afrique et la Chine étaient toutes les deux
victimes du colonialisme et en ont subi de graves conséquences. Pour les
redresser, un environnement stable et serein est nécessaire, a
indiqué M. Meles, soulignant que cela "constitue une autre base
solide" pour le partenariat sino-africain renouvelé.
"Je suis convaincu que l'Afrique est prête à
réaffirmer et renouveler son partenariat stratégique avec la Chine. Nos
peuples ont salué le succès chinois avec intérêt et sympathie et ils ont
été inspirés par cette réussite", a affirmé M. Meles.
Vendredi, la 3e Conférence ministérielle du Forum
sur la coopération sino-africaine a publié un projet de déclaration et a
décidé de le soumettre au sommet, qui devra l'approuver samedi.
Sans donner de détails, le Premier ministre a fait
savoir que le projet était une "preuve pratique" de l'engagement chinois
pour le partenariat.
Il a indiqué que la Chine, avec son succès
extraordinaire dans le développement économique et dans d'autres domaines,
avait plus de moyens pour aider l'Afrique à surmonter ses difficultés
économiques et avait une grande influence sur le futur de l'économie
africaine.
"L'engagement chinois aux principes de l'égalité, de
la souvraineté et de la non-interférence dans les affaires
intérieures des autres pays, a fourni à l'Afrique une opportunité
d'établir un partenariat basé sur la confiance mutuelle", a déclaré
M. Meles.
Le président chinois Hu Jintao a assuré aux
représentants des 48 pays africains participant au sommet, que la Chine
maintiendrait des contacts de haut niveau, créerait un mécanisme de
consultations régulières de haut niveau et engagerait un dialogue
stratégique en vue de promouvoir la confiance politique mutuelle et
l'amitié traditionnelle et d'arriver au développement en commun.
"Dans ce nouveau contexte, la Chine et l'Afrique
voient leurs intérêts communs s'élargir, et leurs besoins mutuels
s'accroître. L'établissement d'un nouveau partenariat stratégique
sino-africain est à la fois une exigence intrinsèque de la coopération
sino- africaine et une nécessité pour promouvoir la paix et le
développement dans le monde", a indiqué M. Hu.