OUAGADOUGOU, 2 novembre (XINHUA) -- Une cinquantaine
de parlementaires venus de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, de la
Belgique, de France, de la Suisse et de l'Asie tiennent du 2 au 4
novembre à Ouagadougou, la 5e rencontre du Réseau parlementaire
contre le VIH/Sida de l'Assemblée parlementaire de la
Francophonie (APF).
Cette rencontre qui durera 72 heures est placée sous
le thème " Bilan d'étape des activités des réseaux parlementaires de lutte
contre le VIH/Sida de l'APF et des attentes de l'ONUSIDA par rapport
au rôle et à l'action des parlementaires dans la lutte contre cette
pandémie".
Au cours des trois jours de travaux, les députés
débattront du VIH/Sida en général, mais aussi de l'opportunité, voire de
l'urgence de disposer de l'arsenal législatif et réglementaire
nécessaires.
"Il s'agit de viser l'opérationnalité des textes
déjà existants ou à venir en évaluant avec justesse, le risque encouru de
produire des lois pouvant générer des résultats contraires à ceux
escomptés, notamment en matière d'exclusion ou de stigmatisation", a
fait remarquer le député Salvador Yaméogo, coordonnateur du réseau
burkinabé des parlementaires.
Le président de l'Assemblée nationale du Burkina,
Roch Marc Christian Kaboré, a appelé à un partage des connaissances et
d'expériences en matière de lutte contre cette pandémie.
M. Kaboré a souligné que ce sera leur contribution à
l'effort collectif et durable en tant qu'acteurs soucieux de l'avenir des
pays francophones et du bien-être des générations futures.
Le président Kaboré a souhaité que la rencontre
permette un échange de vues entre les membres du réseau et les experts
avertis de la situation épidémiologique en Afrique et dans le monde.
"Le but ultime étant de mieux assurer notre mission
de parlementaire dans la mise en place d'un dispositif législatif et
politique efficace en matière d'accompagnement de la lutte contre le
VIH/Sida",a-t-il soutenu.
Le coordonnateur national de la section burkinabé du
réseau, le député Salvador Yaméogo a indiqué que cette rencontre revêt une
importance particulière en raison du bilan d'étape que l'ONUSIDA
leur propose d'opérer, pour évaluer et le cas échéant, mieux
orienter leur action.
"Elle est enfin capitale dans l'agenda de notre
Réseau, a-t-il dit, car après notre récent atelier d'information et
d'adaptation de la loi type sur le VIH/Sida qui a permis de formuler une
loi pays, elle constitue le point d'orgue de notre programme annuel
d'activités".
La rencontre de Ouagadougou accueille une quinzaine
de délégations venues du Bénin, du Burkina, du Burundi, du Cameroun,
de la Centrafrique, du Gabon, du Mali, du Maroc, du Niger, du
Togo, du Cambodge, de la Belgique, de la France, de la Suisse, du Val
d'Aaoste. Fin