BAGDAD, 30 octobre (XINHUA) -- Le
procès de l'ancien chef irakien Saddam Hussein et de ses assistants pour
génocide contre les Kurdes dans les années 1980 a repris lundi à
Bagdad.
La session de lundi, la 19e du procès, a commencé
avec l'apparition de Saddam Hussein et de ses six aides accompagnés du
chef des avocats de Saddam, Khalil al-Dulaimi, qui a mis fin à
son boycott d'un mois du procès.
Dimanche, M. Dulaimi a mis en garde contre une
aggravation de la violence en Irak et d'un possible chaos à travers le
Moyen- Orient en cas de condamnation à mort de Saddam dans le cadre du
procès portant sur des représailles contre un village chiite dans
les années 1980.
"Toute décision bête des Américains compliquerait
les choses et poserait une menace sérieuse aux intérêts américains dans la
région", a indiqué M. Dulaimi dans une lettre envoyée récemment
au président américain George W. Bush.
L'équipe de la défense de Saddam et les avocats de
ses co- accusés boycottaient le procès depuis le 24 septembre, date à
laquelle le juge en chef a démissionné en protestation contre
l'ingérence du gouvernement irakien.
Saddam et ses co-accusés font face à une accusation
de génocide pour leur rôle dans la campagne militaire à Anfal contre les
Kurdes d'Irak dans les années 1980, qui aurait fait, selon le
procureur en chef, 182 000 personnes tuées ou disparues.
Toutes les accusations de l'affaire Anfal sont
passibles de condamnations à mort.
Saddam encourt une autre condamnation à mort pour
une affaire séparée impliquant la tuerie de quelque 148 Chiites.