ABIDJAN, 28 octobre (XINHUA) -- L'ambassadeur de
France en Côte d'Ivoire, André Janier, a annoncé que la Constitution
ivoirienne ne serait pas suspendue, a rapporté samedi la télévision
nationale ivoirienne.
"Nulle part, il n'est écrit que la Constitution de
la Côte d'Ivoire doit être suspendue" concernant la nouvelle transition
dans le pays, a annoncé vendredi M. Janier suite à une audience que
lui a accordée le président ivoirien Laurent Gbagbo, cité par la
télévision RTI.
Le Conseil de sécurité de l'ONU discute depuis
mercredi un projet de résolution rédigé par la France, qui prévoit de
donner les pleins pouvoirs au Premier ministre vis-à-vis du président,
tout en affirmant la prééminence des textes internationaux sur la
Consitution ivoirienne.
"Pour l'instant, c'est un projet qui est sur la
table et qui est discuté par l'ensemble des membres du Conseil de
sécurité", a expliqué à la presse le diplomate français.
"On verra, d'ici la fin du mois, ce que ces 15
membres (du Conseil de sécurité), à l'unanimité et par consensus, auront
décidé" pour une nouvelle résolution sur la Côte d'Ivoire, a-t-il
conclu.
Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire est divisée
en deux, avec la moitié nord toujours contrôlée par la rébellion des
Forces Nouvelles (FN), suite à un coup d'Etat raté contre le président
Gbagbo.
En octobre 2005, dans la résolution 1633, le Conseil
de sécurité, notant la situation précaire en Côte d'Ivoire, avait
prorogé d'un an le mandat du président Gbagbo, en prévoyant la tenue
d'élections "au plus tard" le 31 octobre 2006.
Mais les désaccords profonds des principaux acteurs
de la crise sur l'actualisation des listes électorales et sur le
désarmement, ainsi que les conflits réguliers de leurs partisans,
ont rendu ce délai impossible à tenir. Fin