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La suspension de la Constitution ivoirienne n'est écrite nulle part
  2006-10-29 16:18:24
 

     ABIDJAN, 28 octobre (XINHUA) -- L'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, André Janier, a annoncé que la Constitution ivoirienne  ne serait pas suspendue, a rapporté samedi la télévision nationale ivoirienne. 

     "Nulle part, il n'est écrit que la Constitution de la Côte  d'Ivoire doit être suspendue" concernant la nouvelle transition  dans le pays, a annoncé vendredi M. Janier suite à une audience  que lui a accordée le président ivoirien Laurent Gbagbo, cité par  la télévision RTI. 

     Le Conseil de sécurité de l'ONU discute depuis mercredi un  projet de résolution rédigé par la France, qui prévoit de donner  les pleins pouvoirs au Premier ministre vis-à-vis du président,  tout en affirmant la prééminence des textes internationaux sur la  Consitution ivoirienne. 

     "Pour l'instant, c'est un projet qui est sur la table et qui  est discuté par l'ensemble des membres du Conseil de sécurité", a  expliqué à la presse le diplomate français. 

     "On verra, d'ici la fin du mois, ce que ces 15 membres (du  Conseil de sécurité), à l'unanimité et par consensus, auront  décidé" pour une nouvelle résolution sur la Côte d'Ivoire, a-t-il  conclu. 

     Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire est divisée en deux,  avec la moitié nord toujours contrôlée par la rébellion des Forces Nouvelles (FN), suite à un coup d'Etat raté contre le président  Gbagbo. 

     En octobre 2005, dans la résolution 1633, le Conseil de  sécurité, notant la situation précaire en Côte d'Ivoire, avait  prorogé d'un an le mandat du président Gbagbo, en prévoyant la  tenue d'élections "au plus tard" le 31 octobre 2006. 

     Mais les désaccords profonds des principaux acteurs de la  crise sur l'actualisation des listes électorales et sur le  désarmement, ainsi que les conflits réguliers de leurs partisans,  ont rendu ce délai impossible à tenir. Fin 

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