NAIROBI, 29 octobre
(XINHUA) -- Les pays africains, avec l'aide de la communauté
internationale, ont lourdement investi dans le développement de
l'éducation, alors que de plus en plus de personnes sur le continent
réalisent que l'éducation est la clef de la croissance et de la réduction
de la pauvreté.
Un rapport de l'UNESCO (Organisation des Nations
unies pour l'éducation, la science et la culture) montre que l'accès à
l'école primaire avait nettement progressé dans les pays
d'Afrique subsaharienne avec près de 20 millions de nouveaux élèves dans
les classes cette année.
Le Kenya, par exemple, a vu ce chiffre croître d'un
million après la supression des frais de scolarité en 2003.
En mai, cette année, le Nigeria a annoncé un plan
sur dix ans pour son programme de développement de l'éducation à tous les
niveaux. Par ailleurs, les parents ou autres responsables qui
n'envoient pas les enfants à l'école dans le cadre du plan
d'Education basique universelle encourent des sanctions.
Les gouvernements africains, malgré de fréquentes
difficicultés financières, sont plutôt généreux sur le budget de
l'éducation. Dans certains pays du centre de l'Afrique, les lectures à
l'université peuvent être payées 600 à 700 mille francs CFA ( environ
1 200 à 1 400 dollars) par mois, tandis que le salaire d'un professeur
peut atteindre 1 million de francs CFA (environ 2 000 dollars) par
mois.
Le gouvernement gabonais a toujours attaché une
grande importance à la formation des enseignants. Outre le programme
classique, le gouvernement sélectionne chaque année les meilleurs
professeurs pour leur permettre de poursuivre leurs études à
l'étranger.
En République du Congo, le gouvernement emploie des
professeurs étrangers pour enseigner dans le pays et envoie annuellement
près de 1000 étudiants à l'étranger.
L'éducation technique et professionelle commence à
se développer en Afrique. Il existe six écoles de niveau moyen pour
ce type de cursus au Togo, pays d'Afrique de l'ouest, qui offrent
notamment des formations en hôtellerie, dans les affaires, en
architecture, etc. Les diplômés de ces écoles sont particulièrement
prisés par les employeurs.
Ces dernières années, la Banque de développement
africaine a étendu les crédits ou prêts pour des pays africains tels que
le Burkina Faso, la Tanzanie et le Mali pour les aider à développer
l'éducation technique et professionelle.
COOPERATION AVEC LA CHINE
Les pays africains ont également renforcé leur
coopération avec d'autres parties du monde dans le secteur de
l'éducation.
D'après le Ministère chinois de l'Education, plus de
50 pays africains ont établi une coopération dans le domaine de
l'éducation avec la Chine.
Cen Jianjun, directeur adjoint du bureau de la
coopération internationale du ministère de l'Education, a indiqué que les
efforts portés ces dernières années sur les échanges et la
coopération sino-africains en matière d'éducation avaient porté
leurs fruits.
En novembre dernier, la Chine s'est engagée à mettre
en oevure des programmes de formation pour 1000 officiels de gouvernements
africains, directeurs d'écoles et enseignants sur une période de
trois ans.
La Chine offre environ 1.200 bourses
gouvernementales à des étudiants africains chaque année. A la fin 2005, un
total de 18. 919 bourses avaient été distribuées à des étudiants provenant
de quelque 50 pays d'Afrique.
De plus, plusieurs Instituts Confucius, des écoles à
but non lucratif spécialisées dans la diffusion de la langue et de la
culture chinoises, ont été établis en Afrique.
Jusqu'à présent, avec près de 60 programmes
d'assistance, la Chine a aidé 25 pays d'Afrique à développer des
disciplines et à former des talents dans les domaines de la science et de
la technologie.
La Chine a également envoyé 530 professeurs dans 35
pays africains pour les assister dans le développement de l'éducation
secondaire et universitaire, selon le ministère chinois de
l'Education.