BEIJING, 26 octobre (XINHUA) -- De grandes décisions
sont attendues début novembre à l'occasion du Forum sur la coopération
sino-africaine pour concrétiser et renforcer le développement de
l'Afrique, a déclaré jeudi l'ambassadeur de République démocratique
du Congo (RDC) en Chine, Charles Mumbala Nzanku.
"Nous attendons beaucoup de ce forum (prévu dans la
capitale chinoise) parce que les grandes décisions que les chefs d'Etat
africains ont préparées avec le président chinois (Hu Jintao)
vont être signés pour concrétiser et renforcer le développement de
l'Afrique", a indiqué M. Nzanku, lors d'une conférence de presse
à Beijing.
"Nous (pays africains) avons pris toutes les
dispositions (...) toutes les stratégies, notamment sur le plan économique.
Il n'y a pas de doute que ces accords soient adoptés et concrétisés",
a-t- il dit devant les journalistes chinois.
Selon le ministère chinois des Affaires étrangères,
quelque 1. 700 représentants, dont plus de 40 chefs d'Etat ou de
gouvernement, se réuniront début novembre à Beijing pour prendre part au
sommet du Forum sino-africain, prévu du 3 au 5 novembre prochain.
D'après M. Nzanku, le vice-président congolais,
Yerodya Abdoulaye Nmombasi, représentera le chef de l'Etat congolais
Joseph Kabila pour participer au sommet avec le chef de la
diplomatie congolaise, Ramazani Baya.
A propos des relations entre la Chine et la RDC, M.
Nzanku a affirmé qu'elles étaient "très bonnes" dans les domaines tant
économique que politique.
"Nous sommes dans très, très bonnes relations avec
la Chine", se jouit l'ambassadeur congolais, rappelant que les relations
bilatérales entre les deux pays, datant de 1961, se basaient sur les
"avantages mutuels et réciproques".
"Il n'y a aucune ingérence, il n'y a aucune
frustration. Ca se passe en toute independance. Les deux pays tirent les
bénéfices", a commenté le diplomate congolais.
"Notre pays regorge de richesses naturelles et
minérales et est un vrai +El Dorado+", a expliqué M. Nzanku, regrettant que
la technologie et les moyens financiers leur faisaient défaut.
"Si la Chine peux amener la technologie dans notre
pays, et si les opérateurs économiques chinois peuvent davantage accroître
leurs interventions financières (dans notre pays), je pense que les
deux pays vont tirer plus de bénéfices que maintenant", a-t-il ajouté.
Le peuple congolais, qui attend le deuxième tour de
l'élection présidentielle prévue le 29 octobre, est déterminé à prendre la
voie de paix et de développement, a souligné M. Nzanku, qui voit une
belle perspective pour le développement des relations congolo- chinoises.
Fin