ANTANANARIVO, 24 octobre (XINHUA) -- Depuis des
décennies, Madagascar affiche une balance commerciale déficitaire, malgré
les bonnes résolutions du gouvernement, a-t-on appris mardi de source
officielle.
L'importation massive de biens de consommation lèse
la balance commerciale. D'après des informations recueillies auprès d'une
banque primaire du pays, la valeur totale des importations durant
les trois premiers trimestres est évaluée à 840 milliards ariary ( 2
150 ariary équivalent à un dollar). D'un autre côté, la valeur des
exportations n'est que de 178 milliards ariary de janvier à septembre.
Dans tous les cas, l'exportation est toujours frileuse. Pourtant considérée
comme un pilier de l'économie, l'exportation est encore un domaine
sous-exploité. Les problèmes sont nombreux et touchent les principaux
produits exportés dont la vanille, les crevettes et les articles des
entreprises franches. De manière générale, les pays importateurs de
produits malgaches ont encore une mainmise sur les prix.
"L'exportation ne représente encore que 20 % du
produit intérieur brut du pays", commente Thierry Rajaona, vice-président
du Groupement des entreprises malgaches (Gem). "Et le taux d'
augmentation depuis quelques années est insignifiant",
poursuit-il. En amont comme en aval, les procédures relatives à
l'exportation sont encore désorganisées. L'environnement institutionnel du
pays n'est pas encore incitatif et le secteur privé n'est pas en
mesure de faire face à une éventuelle libé ralisation effective du
marché. La concurrence interne, les frais de transports, la disponibilité
de l'énergie sont aussi des causes de la faiblesse de performance
des produits malgaches. En outre, les exigences du marché
international sont encore, pour le moment, contraignantes pour
les opérateurs malgaches.
En tout cas, il est évident que les industries
malgaches sont encore incapables de satisfaire les besoins de la
population. L' importation est indispensable aussi bien pour l'économie
malgache mais surtout pour la consommation locale. "Nous ne sommes même
pas capable de fabriquer une épingle", a-t-on souvent entendu. Fin