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Côte d'Ivoire : le secrétaire général déplore les "obstructions"  des dirigeants politiques
  2006-10-24 14:02:58
 

     NEW YORK (Nations Unies), 23 octobre (XINHUA) -- La transition politique en Côte d'Ivoire continue d'être entravée par les  intérêts personnels des dirigeants ivoiriens, déplore le  secrétaire général dans son dernier rapport au Conseil de sécurité dans lequel il lui demande de n'accepter une nouvelle prolongation que sous des conditions strictes, et pour la dernière fois.  

     Ces quatre dernières années, la communauté internationale a  consacré des ressources considérables à aider les parties  ivoiriennes à sortir leur pays de la crise, rappelle le secrétaire général dans son dernier rapport sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ).  

     Malheureusement, ces trois derniers mois, les choses ont pris  un tour nettement moins encourageant. Le manque évident de volonté politique des principaux dirigeants politiques ivoiriens,  incapables de faire passer l'intérêt national avant leurs intérêts personnels et politiques et donc de régler les problèmes faisant  obstacle à l'identification de la population, a conduit à une  nouvelle impasse y déplore Kofi Annan.  

     A chaque étape importante du processus de paix, certains des  principaux dirigeants politiques font délibérément de  l'obstruction, exploitent les lacunes des accords, tirent avantage de subtilités juridiques et incitent leurs partisans à la violence.  

     Par conséquent, la deuxième période de transition se termine,  comme la première, sans que des élections aient pu se tenir. Cela  étant dit, même si sa frustration est bien compréhensible, la  communauté ne doit pas abandonner le peuple ivoirien à son sort,  affirme le secrétaire général qui salue les recommandations de la  CEDEAO pour l'après-transition qui se termine le 31 octobre. 

     La CEDEAO, l'Union africaine et l'ONU ne peuvent pas se  permettre de laisser une nouvelle période s'achever sans élections, ajoute le secrétaire général qui se dit convaincu que la durée de  la nouvelle période de transition doit être déterminée sur la  seule base du temps nécessaire pour achever le processus de  désarmement, de démobilisation et de réintégration, procéder  efficacement à l'identification de la population, démanteler les  milices, rétablir l'autorité de l'état et achever les préparatifs  techniques en vue des élections .  

     Il ne doit plus être toléré que le manque de volonté politique des dirigeants politiques ivoiriens entrave les progrès, affirme  le secrétaire général. Il faut donc faire bien comprendre à ces  dirigeants que si la transition est à nouveau prolongée, ce sera  pour la dernièrefois, affirme Kofi Annan. 

     Avant de procéder à des recommandations détaillées, le rapport  souligne que si des élections ne se tiennent toujours pas, la  CEDEAO, l'Union africaine et le Conseil de sécurité devraient  envisager la mise en place d'une structure gouvernementale de  transition, composée de personnalités impartiales issues de la  société civile, qui puisse achever les programmes de transition,  organiser les élections, et ainsi répondre au désir qu'ont les  Ivoiriens et les états de la région de voir le pays se stabiliser  pour de bon.  

     En outre, le désarmement et l'identification doivent être  menés en parallèle. Enfin, le secrétaire général insiste sur le  fait que si les grands principes devant régir la délivrance des  certificats de nationalité et l'établissement des listes  électorales, qui se trouvent au coeur de l'impasse actuelle, mais  aussi du conflit lui-même, ne sont pas définis précisément, sans  aucune ambiguïté, la prochaine période de transition ne sera,  comme les précédentes, qu'une suite d'impasses menant à d'autres  impasses. Fin  

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