LIMA, 10 octobre (XINHUA) -- Le président de la
commission de la défense du Parlement bolivien, Javier Zabaleta, a rejeté
mardi des articles de presse affirmant que la Bolivie et le Venezuela
tentaient d'attaquer les pays voisins.
La Bolivie et le Venezuela ont signé un accord de
coopération militaire le 26 mai dernier, selon lequel le Venezuela
acceptait d'établir 20 bases militaires sur les frontières boliviennes
avec l'Argentine, le Brésil, le Chili, le Paraguay et le Pérou.
Depuis la semaine dernière, le Chili, le Pérou et le
Paraguay ont fait entendre leurs inquiétudes sur l'établissement de bases
militaires à leurs frontières.
Les récentes constructions "ne signifient pas que la
Bolivie intensifie sa force militaire, la population se trompe", a assuré
M. Zabaleta.
Selon cet accord, les deux pays envisagent d'établir
un fort à Puerto Quijarro, une base pour le régiment d'ingénieurs à
Ixiamas, ainsi qu'un fort militaire à Riberalta.
Toutes ces bases ont pour objectif d'assister les
opérations contre le trafic de stupéfiants, a-t-il expliqué, ajoutant que
l'aide vénézuelienne était principalement technologique.
Walker San Miguel, le ministre bolivien de la
Défense, a fait savoir aux médias que les mesures visaient seulement à
établir la confiance mutuelle, et étaient l'extension d'un pacte signé en
1998.
Il a ajouté que le premier accord entre la Bolivie
et le Venezuela avait été signé en 1973. Fin