BRUXELLES, 4 octobre (XINHUA) -- Le directeur (CEO)
de la société de messagerie belge Swift, Francis Vanbever, s'est soumis
mercredi aux questions des eurodéputés sur le transfert de données de
citoyens européens aux autorités anti-terroristes américaines, en
violation de la législation européenne sur la protection des données.
Il s'est dédouané en expliquant que Swift, qui a une
succursale aux Etats-Unis, était obligée de se soumettre aux exigences
américaines, "sous peine d'amendes ou même d'emprisonnement". " Swift
prend la protection des données très sérieusement", a-t-il toutefois
précisé, en soulignant que des procédures avaient été mises en place pour
limiter l'accès aux messages.
Dans les semaines ayant suivi le 11 septembre 2001,
les responsables du Trésor américain ont passé un accord, qui était
resté secret, leur donnant accès au réseau SWIFT (pour Society
for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), vaste banque de
données des transactions financières internationales.
Cette coopérative, basée en Belgique, gère les flux
des messages financiers pour 7.800 banques et institutions
financières de plus de 200 pays. Elle traite chaque jour 11 millions de
transactions.
Le transfert aux autorités américaines de données
bancaires confidentielles par SWIFT constitue une violation de la
législation européenne, a affirmé jeudi dernier le Premier ministre
belge Guy Verhofstadt. Fin