YAOUNDE, 2 octobre (XINHUA) -- La coopération entre
le Cameroun et la Chine dans tous les sens ne cesse de s'accentuer ces dix
dernières années, a déclaré le Premier ministre camerounais Inonï
Ephraim à Yaounde, lors d'une interview exclusive accordée à l'
agence Xinhua.
Au plan de la santé, la construction de l'hôpital
pédiatrique et gynéco-obstétrique de Ngousso à Yaounde est qualifiée de
fleuron de la coopération bilatérale, a dit M. Inonï, tout en
appréciant la mission du corps médicale chinois travaillant dans des
hôpitaux dans la capitale camerounaise.
La coopération culturelle bilatérale a porté
également sur les échanges de companies artistiques tous les deux ans,
notamment dans les domaines de la calligraphie, du chant et encore de l'
acrobatie, d'une part, mais aussi sur des dons de livres et du
matériel didactique destinés en l'occurrence à l'Institut des
Relations internationales du Cameroun à Yaounde d'autre part, a noté
le Premier ministre.
Il a cité qu'au plan de l'éducation et de la
formation, environ 500 jeunes Camerounais ont bénéficié des bourses
d'études en Chine dans divers secteurs techniques.
Evoquant le plan bilatéral, le Premier ministre a
noté que la Chine accordait aux gouvernements africains une aide
économique, une assistance technique, des prêts sans intérêts et des
crédits préférentiels sans précédent, qui ne pouvaient que contribuer à
relancer la croissance et le développement de ces pays. Il a insisté
sur la nécessité de faire diversifier encore davantage cette coopération,
d'autant que la politique, l'économie, l' éducation, la culture et
l'administration demeuraient les différents piliers de la coopération
entre les deux pays.
Il a informé par ailleurs que la Chine est devenue
le premier fournisseur de l'Afrique subsaharienne, avec plus de 10% de la
part de marche, devant l'Allemagne et la France.
A cet égard, a-t-il souligné, la signature des
accords bilatéraux de libre-échange avec plus de 41 pays africains,
souvent designés de "gagnant-gagnant", bien qu'assortis de la clause
de la nation la plus défavorisée, favorise au contraire un système
d'échanges plutôt des équilibre. (Fin)