GENEVE, 27 septembre (XINHUA) -- De nombreuses
Nigérianes se rendent en Europe en payant entre 40.000 et 100.000 dollars
aux trafiquant qui les aident à migrer, ce qui les rend fréquement
victimes d'exploitation sexuelle, pour rembourser cette dette,
indique un rapport de l'Organisation internationale pour les
migrations (OIM), publié mardi.
Selon ce rapport, qui examine les causes de la
traite humaine, ses tendances et les réseaux du trafic de Nigérianes, de
plus en plus de Nigérianes sont conscientes qu'elles devront travailler
dans le secteur sexuel, une fois en Europe.
La traite d'êtres humains du Nigeria vers l'Europe
est caractérisée par des contrats conclus entre les trafiquant et les
candidats à l'immigration. Ceux-ci doivent payer leur dette
envers les trafiquants pour regagner leur liberté.
Autre caractéristique : l'immigration clandestine
des Nigérianes est essentiellement organisée par des femmes. Beaucoup
de trafiquants sont eux-mêmes d'anciennes victimes de l'exploitation
sexuelle dans l'incapacité de trouver un emploi non lié à la traite
humaine.
Le rapport de l'OIM affirme que ces dernières
années, les trafiquants se tournent vers les zones rurales où les femmes
et les jeunes filles sont peu informées, pauvres et souvent
facilement influençables par les rituels religeux.
Selon le rapport, près de la moitié des centaines de
milliers de Nigérianes venues en Europe vivent en Grande-Bretagne, alors
que l'Italie est la plus importante destination des immigrés
clandestins nigérians. A Turin, première étape pour beaucoup de
Nigérians arrivant en Italie, le nombre des Nigérianes parmi les
prostituées varie ces dernières années entre 25% et 50%.
Parmi les autres destinations figurent les Pays-Bas,
l'Espagne, l'Allemagne, la Belgique, l'Autriche et la France. Fin