OUAGADOUGOU, 26 septembre (XINHUA) -- Le président
burkinabé Blaise Compaoré a déclaré, mardi à Ouagadougou, qu'ils vont
continuer de travailler ensemble au niveau des instances de l'Union
africaine (UA) et de la CEDEAO pour avancer les solutions afin de
permettre une sortie de crise en Côte d'Ivoire.
Le président burkinabé a tenu ses propos à l'issue
d'une entrevue d'environ quatre heures qui a regroupé le président
sud- africain, Thabo Mbeki, médiateur de la crise ivoirienne et le
président ivoirien Laurent Gbagbo.
Qualifiant cette visite de ses pairs ivoirien et
sud-africain de visite de travail et de concertation sur la situation de
la sous-région et particulièrement en Côte d'Ivoire, M. Compaoré a
expliqué que ce sommet tripartite a permis de faire une
évaluation des actions déjà entreprises.
Interrogé sur la disqualification de la médiation
sud-africaine par les Forces nouvelles (rébellion), M. Compaoré a précisé
que cette question n'était pas à l'ordre du jour de leur rencontre et
que le président Mbeki a été désigné par ses pairs de l'Union
africaine pour être le médiateur de la crise ivoirienne.
Le président Compaoré a pourtant rappelé que son
homologue sud- africain a abattu un important travail dans la résolution de
la crise ivoirienne et mérite de ce fait la confiance de ses pairs.
"Les idées que nous avons partagées me confortent
qu'il est une personnalité qui doit participer à trouver des solutions à la
crise ivoirienne", a-t-il fait remarquer, soulignant que les
échanges avec M. Mbeki ont été enrichissants.
Le Burkina, note-t-on, occupe la présidence du
Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine pour le mois de
septembre 2006.
La rencontre de Ouagadougou, de l'avis des
observateurs, n'aura pas permis aux trois parties une convergence de vues
sur la question de la délivrance de certificat de nationalité à l'issue
des audiences foraines en Côte d'Ivoire.
Dans cette perspective, il faut s'attendre à des
rencontres de ce genre avec tous les protagonistes de la crise ivoirienne
pour trouver des solutions afin de faire avancer le processus de
réconciliation nationale, estiment les observateurs. Fin