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NEW YORK (Nations unies), 19 septembre (XINHUA) --
Le président français Jacques Chirac a appelé mardi à poursuivre les
discussions avec l'Iran, disant qu'il ne souhaitait pas fixer de
date limite pour une suspension par l'Iran de ses activités
nucléaires.
Lors du débat général annuel de l'Assemblée générale
des Nations unies, M. Chirac a déclaré que la confiance avait été
mise à mal par l'existence de programmes illégaux dans la crise avec
l'Iran.
"Nous avons présenté à ce grand pays des offres
ambitieuses de coopération, à condition qu'il restaure la confiance en
suspendant ses activités litigieuses", a-t-il dit.
"Le dialogue doit l'emporter. Discutons pour ouvrir
des négociations", a dit le président français.
Par ailleurs, M. Chirac a souligné que la communauté
internationale devait se montrer ferme et unie sur cette question.
"Nous souhaitons assurer la sécurité en accord avec
le droit international et dans le respect dû à la souveraineté de tout
pays ", a-t-il ajouté.
Peu après avoir prononcé son discours à l'Assemblée
générale, M. Chirac a déclaré à la presse que "nous sommes engagés aux
négociations et par conséquent au dialogue. Aussi, nous n'allons pas
commencer par fixer des ultimatums de quelques heures".
Il ne pourra y avoir de négociations sans une
suspension, au début de ces négociations, de l'enrichissement nucléaire
iranien, avait déclaré M. Chirac après une rencontre avec son homologue
américain George W. Bush plus tôt ce mardi.
Il a affirmé que les deux puissances avaient la même
approche sur les moyens d'aborder le défi iranien.
M. Chirac a appelé lundi l'Iran à abandonner toutes
ses activités liées à l'enrichissement d'uranium, invitant les
puissances à ne pas saisir le Conseil de sécurité de l'ONU.
"Je ne crois pas à une solution sans dialogue (...)
Nous pouvons trouver des solutions par le dialogue", a déclaré le
président Chirac à la radio française Europe-1 quelques heures avant
de s'envoler pour New York.