WASHINGTON, 19 septembre (XINHUA) -- Les Etats-Unis
ont appelé mardi la communauté internationale à rejoindre l'Australie et
le Japon pour imposer de nouvelles sanctions contre la République
populaire démocratique de Corée (RPDC).
L'Australie et le Japon ont annoncé mardi des
sanctions contre des entreprises accusées de soutenir le programme
nucléaire de la RPDC.
Ces nouvelles sanctions permettront de "protéger les
systèmes financiers japonais et australien à l'abri de l'exploitation par
les proliférateurs des armes de destruction massive et des missiles,
et leurs facilitateurs", a indiqué le porte-parole du département d'Etat
américain, Sean McCormack.
Il a appelé d'autres pays à faire de même, de
manière à appliquer la résolution onusienne adoptée en juillet dernier à
la suite des tirs d'essai de sept missiles par Pyongyang.
Le gouvernement japonais a approuvé des sanctions
financières, prévoyant de bloquer tous les mouvements de fonds et les
transferts d'argent par 15 compagnies soupçonnées de liaison avec
les programmes d'armement de Pyongyang.
Ces entreprises sont pour la plupart basées à
Pyongyang, mais comprennent aussi une entreprise suisse, qui a prcédémment
fait l'objet de sanctions par Washington.
Côté Australie, elle a imposé elle aussi de mêmes
sanctions à l'encontre des douze entreprises mises sur la liste noire
nippone, et d'un homme d'affaires suisse, Jakob Steiger.
Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions
économiques contre Pyongyang pour la contrefaçon de billets verts et le
blanchiment d'argent, cherchent à élaborer, par le biais du Conseil de
sécurité, une liste de banques appelées à rompre leurs opérations
avec la RPDC.
Pyongyang a écarté, quant à lui, la possiblité de
retourner aux pourparlers à six, tant qu'il est assujetti aux sanctions de
Washington. Fin