SINGAPOUR, 19 septembre (XINHUA) -- L'assemblée
annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale
(BM) s'est ouverte mardi à Singapour.
Plus de 20 000 participants de 184 pays participent
à cette réunion de deux jours pour discuter notamment de la réforme des
droits de vote et de la nouvelle stratégie sur la bonne gouvernance
et la lutte contre la corruption.
Le Premier ministre de Singapour, Lee Hsein Loong, a
déclaré lors de la cérémonie d'ouverture que la bonne gouvernance était
la clé pour l'ouverture des économies dans le contexte de la
mondialisation et l'amélioration des conditions de vie de la
population.
"La mondialisation représente le meilleur espoir
pour améliorer les conditions de vie de la population mondiale. Elle crée
la croissance et la richesse et favorise le commerce et
l'interdépendance", a affirmé M. Lee.
"La mondialisation a ses inconvénients, mais avec
une gestion approriée, elle est une force puissante pour le bien. Avec la
bonne gouvernance et des institutions multilatérales efficaces, tous
les pays peuvent contenir les risques et bénéficier de l'ouverture des
marchés et de la compétition", a-t-il souligné.
Le directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, a
annoncé que les gouverneurs avaient voté à une majorité écrasante la
résolution sur la réforme des droits de vote au sein du FMI.
Il a indiqué que cette réforme était la première
étape d'un processus qui permettra d'augmenter la représentation des pays
émergents afin de refléter leur poids croissant dans l'économie
mondiale.
Qualifiant la réforme sur la bonne gouvernance
d'"extrêmement importante" pour l'avenir du FMI, M. de Rato a estimé
qu'elle renforcerait l'efficacité du FMI et la légitimité de toutes les
autres réformes.
Il a prévu une croissance solide de l'économie
mondiale pour l'année 2007, tout en mettant en garde contre les risques de
la hausse des prix du pétrole, du déséquilibre mondial et du
protectionnisme.
Le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz a
appelé à venir en aide à l'Afrique, notant que ce continent restait la
première priorité de la Banque mondiale.
Il a indiqué que la communauté internationale devait
fournir des efforts soutenus pour mettre fin aux conflits, prévenir les
désastres et renforcer la bonne gouvernance afin d'apporter l'espoir
à des millions de personnes du monde, en particulier en Afrique.
Les 25 dernières années ont vu plus de 400 millions
de personnes sortir de la pauvreté absolue, ce qui marque le succès
le plus important dans l'histoire de la lutte contre la pauvreté,
a-t-il affirmé.
M. Wolfowitz a par ailleurs rappelé que la Banque
mondiale était engagée à renforcer la bonne gouvernance et la lutte
contre la corruption dans ses organes et les pays avec lesquels elle
travaille. Fin