VIENNE, 13 septembre (XINHUA) -- Des sanctions
devraient être imposées à l'Iran s'il refuse toujours d'obéir à la
résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, a déclaré
mercredi un représentant américain à cette organisation.
Devant le bureau des gouverneurs de l'AIEA,
l'ambassadeur américain Gregory Shulte a déclaré que "le refus de l'Iran
de suspendre son enrichissement et son refus de coopérer est un
choix de la confrontation plutôt que de la négociation".
"Le temps est venu pour le Conseil de sécurité de
soutenir la diplomatie internationale par des sanctions internationales",
a-t- il dit.
La qualité de la coopération de l'Iran avec l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA) a "sérieusement" baissé,
a-t-il ajouté.
L'Iran a rechargé ses centriugeuses en hexafluoride
d'uraniumm à peine sept jours avant le 31 août, date-butoir fixé par le
Conseil de sécurité de l'ONU pour se plier à la résolution 1696 des
Nations unies, selon ce diplomate.
Une telle position ne peut résulter qu'en davantage
d'isolement et de sanctions, a dit M. Shulte.
Le responsable américain a déclaré que "nous devons
prendre de nouvelles mesures pour persuader l'Iran d'abandonner ses
ambitions d'armement nucléaire".
"L'Iran doit abandonner sa quête de l'arme atomique
et respecter pleinement ses obligations de non-prolifération", a dit
M. Shulte, ajoutant que les Etats-Unis travaillaient avec
l'Europe, la Russie, la Chine et d'autres pays pour offrir un choix clair
aux dirigeants iraniens.
Le choix négatif pour l'Iran serait de maintenir son
attitude de défiance actuelle, en violant les conditions obligatoires
fixées par la comunauté internationale, tandis que le choix positif
serait de coopérer et de prendre des mesures tangibles pour assurer la
communauté internationale de la nature pacifique de son programme
nucléaire, a-t-il dit.
"Nous ne voulons pas refuser à l'Iran l'énergie
nucléaire, mais la recherche par l'Iran de l'énergie nucléaire doit se
faire en conformité avec les engagements et les obligations
internationales de l'Iran", a-t-il pourtant précisé.
L'Iran n'a pas respecté la résoution 1696 du Conseil
de sécurité de l'ONU, aux termes de laquelle la suspension des
activités liées à l'enrichissemet n'est plus une mesure de confiance
volontaire mais une obligation, a-t-il dit, ajoutant que l'Iran continuait
de presser le pas dans sa recherche de la maîtrise de l'enrichissement,
défiant non seulement les gouverneurs de l'AIEA mais aussi le conseil de
sécurité.
Il est temps pour le Conseil de sécurité d'appuyer
la diplomatie internationale par des sanctions internationales, a
poursuivi l'ambassadeur américain.
Il a toutefois déclaré que les sanctions ne
signaleraient pas la fin de la diplomatie, mais qu'elles en seraient au
contraire un élément essentiel.