Allocution de M. Lü Guozeng, Président du Comité
de Suivi chinois, au dîner de clôture du Colloque Chine-Afrique sur les Droits
de l'Homme
2004-10-20

Mesdames et Messieurs les Délégués,
Mesdames et Messieurs les
Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Le Colloque Chine-Afrique sur les droits de
l'homme organisé par le Comité de Suivi chinois du Forum sur la Coopération
sino-africaine (FCSA) sera clôturé ce soir. Ce Colloque est une importante
action prise par le FCSA pour la mise en œuvre du Plan d'Action d'Addis-Abéba,
en même temps qu'une mesure concrète adoptée par la Chine et l'Afrique pour
renforcer leur coopération dans les affaires internationales.
Pendant 3 jours, les délégués des Ministères des
Affaires étrangères de 27 pays africains et des fonctionnaires et experts des
ministères concernés du gouvernement chinois ont mené des discussions
approfondies autour de trois thèmes suivants : les rapports entre les droits de
l'homme et la souveraineté, la protection des droits de l'homme dans la pratique
judiciaire ainsi que la coopération internationale sur les droits de l'homme.
Ils ont abouti à une large identité de vues. Le Colloque a permis de renforcer
la compréhension mutuelle entre la Chine et l'Afrique dans les affaires
internationales, notamment dans le domaine des droits de l'homme, et de
promouvoir le dialogue, les échanges et la coopération entre elles sur les
droits de l'homme. Le Colloque est une réussite totale.
Je tiens à exprimer, au nom du Comité de Suivi
chinois du FCSA et du Ministère chinois des Affaires étrangères, mes
chaleureuses félicitations pour le succès du Colloque, ainsi que mes sincères
remerciements à vous tous et à vos gouvernements pour votre participation et
votre soutien actifs au Colloque.
Malgré l'éloignement géographique entre la Chine
et l'Afrique, les peuples chinois et africains sont unis par une amitié étroite.
Au cours d'un demi-siècle, la Chine et l'Afrique ont entrepris, sur un pied
d'égalité, une coopération mutuellement avantageuse et fructueuse dans les
domaines politique, économique, commercial, technico-scientifique, culturel et
éducatif. Elles se sont prêté soutien et ont collaboré étroitement dans les
affaires internationales. La Chine a, pour sa part, fourni dans la mesure de ses
possibilités une aide aux pays africains, en réalisant quelque 800 projets
d'infrastructure, en envoyant 15 000 médecins pour soigner les malades, et en
formant 15 300 étudiants. Ces dernières années, la Chine a envoyé des troupes de
maintien de la paix dans des pays africains, contribuant par là à la promotion
de la paix et de la stabilité sur le continent africain. En revanche, la Chine
n'oubliera pas l'appui qu'elle a reçu de la part des nombreux pays africains qui
lui a permis de recouvrer en 1971 son siège légitime à l'ONU, ainsi que leur
appui précieux depuis sur la question de Taiwan et les droits de l'homme. «
Qu'importe la distance de 10 000 li, les vrais amis se sentent toujours proches
», ce vers illustre bien l'amitié traditionnelle sino-africaine et leurs
relations de coopération amicale.
Au moment où le monde marche à pas accélérés
vers la multipolarisation et la globalisation économique, la Chine et l'Afrique
ont exploré activement de nouvelles voies et méthodes pour approfondir leur
coopération amicale. Le FCSA, mis en place au tournant de deux siècles, est
d'ores et déjà devenu une importante plateforme permettant à la Chine et à
l'Afrique de renforcer leurs consultations collectives et leur dialogue, de même
qu'un mécanisme efficace pour développer une coopération pragmatique.
Mesdames et Messieurs,
Il y a deux ans, l'Union africaine a remplacé
l'OUA. Elle unit les nombreux pays africains dans leur marche en avant pour
préserver la paix et la stabilité en Afrique, renforcer la solidarité et la
coopération africaines et promouvoir le développement socio-économique de
l'Afrique. Le NEPAD a contribué à faire progresser l'intégration économique de
l'Afrique. Dans les affaires internationales, les pays africains ont harmonisé
leurs positions et défendu ensemble leurs droits et intérêts légitimes, jouant
ainsi un rôle grandissant. La Chine se félicite vivement des succès enregistrés
par l'Afrique dans sa marche en avant. Elle a la certitude que la grande Afrique
réalisera à coup sûr son renouveau.
La Chine et les pays africains sont tous des
pays en développement. épris de paix, ils aspirent au développement et
représentent d'importantes forces pour promouvoir l'instauration d'un nouvel
ordre politique et économique international plus juste. Actuellement, ils ont
devant eux de plus grandes chances de développement et font face en même temps à
des défis jamais connus. Intensifier la coopération sino-africaine en vue d'un
développement partagé est l'impératif de notre époque et correspond aux intérêts
fondamentaux des peuples chinois et africains comme au courant historique de la
paix et du développement.
La Chine entend travailler la main dans la main
avec les pays africains pour renforcer leurs concertations dans les affaires
internationales. Elle s'emploiera à concrétiser les différentes actions du suivi
du FCSA pour enrichir sans cesse la coopération sino-africaine et faire
progresser les relations Chine-Afrique.
Pour terminer, je vous invite à lever vos verres
pour boire
à la prospérité de la Chine et des pays
africains et au bonheur de leurs peuples,
à la consolidation et au renforcement sans
discontinuer des relations d'amitié et de coopération entre la Chine et
l'Afrique,
Et à la santé de tous les amis ici
présent.