KAMPALA, 11 septembre (XINHUA) -- Le chef des
affaires humanitaires de l'ONU et le commandant rebelle de l'Armée de
résistance du seigneur (LRA) ont discuté du processus de paix en
cours, qui vise à établir la paix dans le nord de l'Ouganda
ravagé par la guerre.
Jan Egeland, le sous-secrétaire général de l'ONU
pour les affaires humanitaires et coordonateur de l'aide d'urgence, a
révélé dans l'édition de lundi de New Vision, qu'il avait demandé à
Vincent Otti, le second de la LRA, de relacher des femmes et des enfants
pendant les pourparlers de paix avec le gouvernement.
"J'ai parlé avec Vincent Otti au téléphone pendant
vingt minutes au sujet du processus de négociation de la paix, de la
manière de favoriser les principes humanitaires dans ce processus de
paix, et celle d'assurer que les femmes et les enfants puissent rentrer
chez eux et réintégrer la société", a dit M. Egeland au bureau de
coordination des affaires humanitaires de l'ONU, à Gulu.
Pendant les négociations de paix en cours sous la
médiation du gouvernement du sud du Soudan, le gouvernement ougandais et
la LRA ont signé le tout premier accord de paix demandant aux rebelles
de se réunir dans les zones désignées dans le sud du Soudan.
Le responsable de l'ONU, qui a passé la nuit dans le
camp pour personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (IDP), à
Opit, avec 24 700 personnes, est optimiste quant à l'établissement de
la paix dans le nord ravagé par la guerre.
Néanmois, il a affirmé que les chefs rebelles,
recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre,
ne devraient pas recevoir d'immunité pour avoir mis fin à leur
guerre brutale.
M. Egeland a annoncé qu'en raison de la paix
relative dans la région, l'ONU a demandé cette année aux donateurs des
fonds plus importants pour faciliter le retour des camps des personnes
déplacées. Fin