TEHERAN, 10 septembre (XINHUA) -- L'Iran a réitéré
dimanche son refus de suspendre son enrichissement d'uranium comme
l'exigeait une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies,
affirmant que la question de la suspenson "appartient au passé".
"La question de la suspension appartient au passé et
l'Iran refuse de revenir en arrière", a déclaré le porte-parole du
ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, lors de
son point de presse hebdomadaire.
"Si les Européens veulent exprimer des points de vue
nous sommes prêts à les entendre, mais nous refusons toute négociation
avec des conditions préalables", a ajouté M. Assefi.
Le responsable iranien a tenu ces propos au
lendemain des discussions à Vienne (Autriche) entre le le négociateur en
chef iranien sur le nucléaire, Ali Larijani, et le chef de la
diplomatie européenne Javier Solana.
Samedi, à l'issue de plus de trois jeures de
discussions, M. Larijani a déclaré à la presse qu'elles avaient été
focalisées sur les mesures incitatives proposées par le groupe des 5+1
(Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), ainsi
que sur la réponse iranienne.
Les discussions ont été "constructives" et ont
enregistré des " progrès" sur certains aspects, a affirmé M. Larijani,
ajoutant qu'il poursuivrait ses entretiens avec M. Solana dimanche.
Le 22 août, l'Iran a officiellement répondu aux six
pays sur leurs offres, exprimant le souhait d'ouvrir des négociations sur
son dossier nucléaire.
Lors d'une réunion informelle la semaine dernière à
Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont décidé de
maintenir des négociations sérieuses avec Téhéran dans les
efforts pour résoudre la crise du nucléaire iranien par les moyens
diplomatiques.
L'Iran n'a pas respecté l'ultimatum fixé au 31 août
par la résolution 1696 du Conseil de sécurité de l'ONU pour arrêter son
programme d'enrichissement d'uranium. Aux termes de cette
résolution, le Conseil peut décider d'imposer des sanctions.
L'Iran affirme vouloir enrichir de l'uranium à des
fins pacifiques, mais les pays occidentaux le soupçonnent de chercher
à mettre au point secrètement l'arme nucléaire. Fin