YAMOUSSOUKRO, 5 septembre (XINHUA) -- Aucune grande
décision n'a été prise lors d'un mini-sommet réunissant les cinq principaux
acteurs de la crise ivoirienne, qui s'est déroulé mardi à
Yamoussoukro (centre), a constaté sur place l'agence Xinhua
(Chine nouvelle).
A l'initiative du Premier ministre Charles Konan
Banny, cette rencontre a réuni à huis clos le président Laurent Gbagbo,
les opposants Henri Konan Bédié (ex-président) et Alassane Ouattara
( ex-Premier ministre), le chef politique de la rébellion Guillaume
Soro, ainsi que M. Konan Banny.
Les discussions se sont notamment concentrées sur le
désarmement et l'identification, deux enjeux principaux pour la
tenue des élections, considérées comme la seule issue de crise en
Côte d'Ivoire, coupée en deux depuis un coupe d'Etat raté en
septembre 2002.
"Concernant la question du désarmement, nous avons
constaté que le processus a pris un coup d'arrêt après le
pré-regroupement. Nous cherchons donc les voies et moyens de relancer le
dialogue militaire", annoncé M. Konan Banny lors d'un point de presse à
l'issue de la rencontre.
Sur les audiences foraines, première phase de
l'identification de la population, le chef du gouvernement ivoirien a
proposé la création de nouvelles sections de tribunaux, dans le but de
multiplier la capacité de délivrance de certificats de nationalité.
"Notre objectif est que tous les Ivoiriens puissent
avoir leurs certificats de nationalité. La création de nouvelles
sections obéit au principe de mobilité et au principe d'accélération
(...) et les certificats seront donc délivrés avec célérité et
gratuitement", a-t-il assuré.
De leur côté, les Forces nouvelles (FN, rébellion)
ont estimé que les cinq dirigeants n'avaient pas réussi à parvenir à un
accord concret sur le processus de paix.
"Vous avez constaté qu'il n'y a pas eu d'accord.
Nous avons décidé de continuer à réfléchir sur une solution ou une
proposition qui va faire avancer le processus. Le contact reste
maintenu", a indiqué le porte-parole des FN, Sidiki Konaté.
Parallèlement, les autres dirigeants se sont
toutefois abstenus de faire toute déclaration à l'issue de la
rencontre.
Ce sommet se déroule en effect à quelques semaines
d'une réunion de l'ONU consacrée à la Côte d'Ivoire, prévue le 20
septembre à New York et qui devra établir un nouveau calendrier
électoral et décider de prolonger ou non une nouvelle fois le mandat
du président Gbagbo.
En octobre 2005, le Conseil de sécurité de l'ONU
avait prolongé de 12 mois, jusqu'à la fin octobre 2006, le mandat du
président Gbagbo, en raison de la situation précaire dans le
pays, pour permettre le pays d'organiser les élections avant octobre
2006.
Le 23 août dernier, le chef de l'Opération des
Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), le Suédois Pierre Schori, avait
admis qu'il serait "techniquement impossible" d'organiser ces élections
fin octobre en raison du retard pris dans leur préparation. Fin