Un officier du
renseignement libanais blessé dans un attentat
BEYROUTH, 5 septembre (XINHUA) -- Un
haut responsable du renseignement libanais a été blessé à Rmeileh, au sud
de Beyrouth, dans l'explosion d'une bombe près de sa voiture mardi, ont
rapporté des sources de sécurité locales.
Dans cette attaque, un officier du renseignement
libanais, identifié comme le colonel Samir Shehadeh, du service de
renseignement du ministère de l'Intérieur, a été grièvement
blessé, et quatre personnes qui l'accompagnaient ont été tués, selon ces
sources.
La police avait indiqué précédemment que deux des
compagnons du responsable avaient été tués dans cette attaque.
Une bombe placée sur la route et commandée à
distance a explosé au passage du convoi de deux véhicules de M. Shehadeh
sur une autoroute entre deux ponts, selon les responsables de
sécurité.
Le convoi de M. Shehadeh a été criblé de shrapnels,
indiquent les témoignages. Les forces de sécurité ont bouclé la zone et
ont ouvert une enquête.
L'explosion, qui visait le véhicule de M. Shehadeh,
a eu lieu à Rmeileh près de la ville de Sidon (sud), à quelque 40 km au sud
de Beyrouth, a rapporté l'agence libanaise NNA.
L'officier a été conduit à l'hôpital Hammoud à
Sidon, et son état est stable, selon les médecins.
Le ministre par intérim de l'Intérieur du Liban,
Ahmed Fatfat, a déclaré à la presse que M. Shehadeh avait participé l'an
passé à l'arrestation de quatre généraux accusés d'implication dans
l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafik Hariri.
Le gouvernement libanais prévoit d'autoriser un
tribunal international à juger les suspects dans les prochaines
semaines.
Le Liban a été frappé par une série d'attentats à la
bombe depuis la tentative d'assassinat le 1er octobre 2004 contre le
ministre des Télécommunications Marwan Hamade. Le dernier assassinat
en date est celui du journaliste Gebran Tueni le 12 décembre 2005.
Saad Hariri, dirigeant de la majorité parlementaire
libanaise et fils de Rafik Hariri, a qualifié cette attaque d'acte
terroriste. "C'est un message que nous rejetons", a-t-il déclaré à la
presse à Beyrouth.
Cette attaque a eu lieu avant la remise d'un rapport
de l'enquêteur des Nations unies Serge Brammertz sur son
investigation concernant la mort de M. Hariri, un rapport qui
doit être présenté fin septembre, selon des sources diplomatiques.
Fin
La France condamne
fermement l'attentat au sud de Beyrouth
PARIS, 5 septembre(XINHUA) -- La France a condamné
mardi " avec la plus grande fermeté" l'attentat qui a blessé dans la
matinée au sud de Beyrouth un haut responsable de la sécurité au
Liban, lié à l'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre
Rafic Hariri, et tué quatre de ses gardes du corps.
Selon un communiqué du ministère français des
Affaires étrangères, la France condamne "avec la plus grande fermeté
l'attentat qui a eu lieu ce matin dans le sud de Beyrouth et qui
a coûté la vie à quatre membres des forces de sécurité intérieure
libanaises".
Le convoi du lieutenant-colonel Samir Chéhadé,
numéro deux de la section du renseignement des Forces de sécurité
intérieure (FSI- gendarmes), a été visé dans la localité de Rmeileh, à 30
km au sud de Beyrouth.
Selon des sources de sécurité, l'officier supérieur
a arrêté fin septembre 2005 quatre généraux libanais prosyriens soupçonnés
d'être impliqués dans l'affaire Hariri.
L'ancien Premier ministre a été tué dans une
explosion au centre de Beyrouth qui avait aussi coûté la vie à 22 autres
personnes le 14 février 2005.
La commission d'enquête sur l'assassinat de Rafic
Hariri, dirigée par le procureur belge Serge Brammertz, doit rendre un
rapport intérimaire le 15 septembre. Fin