HELSINKI, 1er septembre (XINHUA)
-- L'Union européenne (UE) a déclaré vendredi qu'elle ne voulait pas, pour
le moment, imposer de sanctions à l'Iran pour son refus de suspendre son
enrichissement d'uranium.
La diplomatie demeure le premier choix pour l'UE
dans le dossier nucléaire iranien, a indiqué le ministre finlandais des
Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, dont le pays assume
actuellement la présidence de l'UE, lors d'une réunion informelle
des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Lappeenranta, dans le
sud de la Finlande.
Ce n'est pas encore le moment pour la communauté
internationale de punir l'Iran avec des sanctions, a-t-il affirmé.
Si l'Iran cherche des négociations, "nous devons en
savoir les conditions", a-t-il indiqué, ajoutant que "nous devons, nous
tous, engager l'Iran sérieusement".
La réunion des chefs de diplomatie de l'UE est
convoquée un jour après l'expiration de l'échéance fixée par le Conseil de
sécurité de l'ONU pour que l'iran suspende son enrichissement
d'uranium.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré
vendredi que son pays ne renoncerait pas à son programme nucléaire,
soutenant que l'exploitation pacifique de l'énergie nucléaire est le doit
indéniable de l'Iran.
"Le peuple iranien ne renoncera jamais leur droit
légal", a-t- il dit lors d'un rassemblement à Maku, dans le nord-ouest de
l'Iran.
La Russie a exprimé vendredi son regret sur la
décision de l'Iran. Le porte-parole du ministère russe des Affaires
étrangères, Mikhail Kamynin, a confirmé que les pays concernés
procéderaient à des consultations dans les jours à venir pour déterminer
les mesures à prendre vis-à-vis de la réponse iranienne.
En même temps, le ministre russie des Affaires
étrangères, Sergei Lavrov, a souligné que les sanctions ne serait pas le
meilleur moyen pour mettre fin à cette crise. Fin