MOSCOU, 1er septembre
(XINHUA) -- La Russie a regretté vendredi que l'Iran n'ait pas suspendu ses
travaux d'enrichissement d'uranium à la date de jeudi, qui correspondait à
l'expiration du délai imposé par le Conseil de sécurité des Nations Unies
dans la résolution 1696.
"Nous exprimons notre regret devant le fait que
l'Iran ne se conforme pas à la résolution 1696 (du Conseil de sécurité de
l'ONU) et n'a pas encore interrompu son programme d'enrichissement
d'uranium à l'expiration du délai fixée dans la résolution", a
déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mikhaïl
Kamynine.
Les pays concernés devraient se réunir pour des
consultations afin de décider la prochaine démarche à prendre, a indiqué
M. Kamynine, cité par les agences de presse Ria Novosti et Interfax.
Pour sa part, le ministre russe des Affaires
étrangères, Sergeï Lavrov, a indiqué que les sanctions ne sont pas le
meilleur moyen de résoudre les questions internationales.
"Compte tenu de l'expérience du passé, nous ne
pouvons pas nous réunir pour lancer des ultimatums, qui meneront tous à une
impasse ", a dit M. Lavrov.
"Il y a certains pays dont les politiques suscitent
des doutes et des mécontentements, mais nous vivons sur la même planète.
Nous devons les engager au dialogue au lieu de recourir à l'isolement
ou aux sanctions", a expliqué M. Lavrov.
Par la résolution 1696, le Conseil de sécurité de
l'ONU a donné à l'Iran jusqu'au 31 août pour suspendre toutes ses activités
relatives à l'enrichissement d'uranium sous peine de sanctions.
Selon un rapport soumis par le chef de l'AIEA,
Mohamed ElBaradei, au Conseil de sécurité, dont le contenu a été révélé
par des diplomates à Vienne (Autriche), l'Iran ne se conforme pas à
la résolution 1696, et n'a pas interrompu ses travaux d'enrichissement
d'uranium à l'expiration du délai.
L'Iran insiste sur le fait que son programme
nucléaire est uniquement à usage pacifique et totalement consacré à la
production d'électricité. Fin