BEYROUTH, 27
août (XINHUA) -- Le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré
dimanche à Beyrouth que son groupe n'envisageait pas de reprendre les
combats avec l'Etat hébreu.
M. Nasrallah a tenu ces propos dimanche soir lors
d'une interview accordée à une chaîne de télévision libanaise. Il a
indiqué que le Hezbollah faisait preuve de retenue face à la
poursuite des actes provocateurs d'Israël, visant selon lui à
pousser son parti à violer la résolution 1701 du Conseil de sécurité
de l'ONU.
Il a averti que le Hezbollah serait en droit d'agir
militairement si l'occupation israélienne se poursuivait dans
certains secteurs du Liban sud mais qu'il n'y aurait plus de raison
de mener de résistance après le déploiement de l'armée libanaise et la
Finul (la Force intérimaire des Nations unies au Liban) et le retrait
israélien.
"Le Hezbollah ne peut toutefois pas se retirer du
Liban sud car ses partisans font partie de la population" de cette région,
a- t-il souligné.
Le Hezbollah fournira toute assistance et convenance
à l'armée libanaise, a poursuivi M. Nasrallah, tout en affirmant qu'il n'y
aurait pas de problèmes entre le Hezbollah et la Finul, tant que sa
mission n'était pas de désarmer la résistance.
Par ailleurs, il a révélé que son parti avait tiré
pendant la guerre quelque 4 000 roquettes sur le nord d'Israël, ce qui
constitue, selon lui, "beaucoup moins de la moitié" de l'arsenal du
Hezbollah.
Ces déclarations de M. Nasrallah interviennent à la
veille de l'arrivée à Beyrouth de Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU,
qui doit s'entretenir avec les responsables libanais du déploiement
de la force internationale et de la sécurisation de la frontière avec la
Syrie. Fin