ABIDJAN, 25 août (XINHUA) -- Le président ivoirien
Laurent Gbagbo a rejeté toute idée de limitation de ses pouvoirs par
l'ONU, estimant que ses adversaires "rêvaient debout", a rapporté
vendredi la télévision nationale.
Dans une lettre publiée mercredi, deux principaux
leaders de l'opposition, l'ancien président Henri Konan Bédié et
l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara demandent à l'ONU "d'interdire" à
M. Gbagbo de prendre toute décision "engageant la vie de la nation".
"Il y a des gens qui tremblent et dansent pensant
qu'on viendra prendre Gbagbo pour l'enlever du pouvoir. Ils rêvent
débout", a déclaré jeudi le président ivoirien, dont des propos
retransmis vendredi par la télévision nationale.
"Je m'amuse toujours devant ce spectacle des gens
qui attendent leur salut du dehors alors que moi je les engage à nous
rencontrer et à discuter pour que les Ivoiriens eux-mêmes prennent en
main leur processus de sortie de crise", a-t-il ajouté.
Le mandat du président Gbagbo, élu en octobre 2000,
a expiré le 31 octobre 2005 et avait été prorogé d'un an par la résolution
1633 du Conseil de sécurité de l'ONU qui a fixé la date butoir du 31
octobre pour la tenue des élections.
Mais l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire
a annoncé mercredi que ces élections seraient "techniquement impossibles"
en raison du du retard dans leur préparation.
Depuis septembre 2002, la Côte d'Ivoire est divisée
en deux, avec le Nord du pays toujours contrôlé par les Forces nouvelles
( FN,rébellion), suite à un coup d'État raté contre le président
Gbagbo. Fin