URUMQI, 26 août (XINHUA) --
La Chine et le Kazakhstan ont entrepris samedi la seconde phase de leurs
manoeuvres anti- terroristes conjointes à Yining, ville de la région
autonome ouigoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.
Ces manoeuvres se sont divisées en cinq parties,
simulant un combat dans lequel les policiers chinois ont forcé
progressivement un groupe de terroristes à se retirer dans une vallée
étroite et des grottes, selon les autorités de la police chinoise.
Les manoeuvres ont duré deux heures dix minutes, et
les terroristes ont été tous éliminés à la fin des combats par les
forces de la police, qui ont fait appel à l'artillerie, à des chiens
policiers, à la cavalerie, aux services spéciaux et à autres
troupes.
Les troupes chinoises de ces manoeuvres, nommées
"Tianshan-I (2006)", ont été composées principalement de gardes-frontières
et de membres des forces spéciales anti-terroristes du Xinjiang.
Quelque 700 membres des forces de la police ont été
déployés sur les terrains avec les équipements militaires modernes, dont
des hélicoptères armés et des véhicules blindés anti-émeutes, selon
les autorités de la police chinoise.
Une centaine d'observateurs des pays membres de
l'Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS), qui comprend la
Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tajikistan et
l'Uzbekistan, y étaient présents.
Ils ont été satisfaits du déroulement des manoeuvres
et ont applaudi les troupes participantes, selon la source
policière.
Il s'agit des premières manoeuvres anti-terroristes
conjointes organisées par la Chine et le Kazakhstan dans le cadre de
l'OCS.
La Chine et le Kazakhstan ont achevé jeudi dernier
la première phase des manoeuvres anti-terroristes conjointes dans la
région d'Almaty au Kazkhstan. Les gardes-frontières kazakhs ont
aussi mobilisé des hélicoptères armés, des véhicules blindés
anti- émeute et d'autres équipements militaires.
Les autorités de la police chinoise ont indiqué que
ces manoeuvres visaient à démontrer les derniers progrès accomplis
par l'OCS dans la lutte anti-terroriste dans la région, en
particulier contre les "trois forces du mal", que sont le terrorisme, le
séparatisme et l'extrêmisme.
Selon le ministère chinois de la Sécurité publique,
les manoeuvres ont pour but de mettre en oeuvre le consensus auquel
sont parvenus les pays membres de l'OCS lors du sommet de juin
dernier sur le renforcement de leur coopération dans le domaine de la
sécurité, ainsi que d'améliorer la coordination entre les départements
concernés et les services spéciaux des pays membres.
"Ces manoeuvres servent à renforcer le rôle actif de
l'OCS dans le maintien de la sécurité et de la stabilité régionales", a
affirmé Men Hongwei, vice-ministre chinois de la Sécurité publique et
commandant des troupes chinoises pour les manoeuvres.
Men a ajouté que les forces de la police vont
explorer de nouvelles formes de coopération en matière de sécurité à
travers les manoeuvres, notant qu'aussi bien les forces de combat
traditionnel comme la cavalerie que les forces de combat modernes
peuvent être mobilisées pour les manoeuvres.
La Chine partage une frontière longue de 1 700 km
avec le Kazakhstan, la 2ème plus longue derrière celle entre la Chine et
la Russie. Selon Dr. Feng Yujun, de l'Institut des relations
internationales contemporaines de Chine, la Chine et le
Kazakhstan ont réglé leurs problèmes frontaliers en 1999 et leur
coopération anti-terroriste revêt une portée tant politique que
stratégique pour les deux pays.
Un certain nombre de manoeuvres anti-terroristes
conjointes avaient déjà été entreprises entre les pays membres de l'OCS, y
compris celles nommées "Mission pacifique - 2005", organisées par
les forces armées de Chine et de Russie. Un autre round de
manoeuvres militaires anti-terroristes dans le cadre de l'OCS a
aussi été prévu l'année prochaine en Russie. Fin