ABIDJAN, 23 août (XINHUA) -- Les élections présidentielles en Côte
d'Ivoire, prévues au plus tard fin octobre 2006, ne pourront être
organisées en raison du retard dans leur préparation, a estimé mercredi le
représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Pierre Schori.
"Si on voulait faire des élections aujourd'hui, ce
serait techniquement impossible", a declaré M. Schori à la radio
ONUCI-FM (radio de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire).
"Il n'y a pas de listes électorales, il n'y a pas de
conditions suffisantes", a poursuivi M. Schori, évoquant "le manque de
volonté politique par-ci et par là".
Signalant un manque de progrès dans les modalités
techniques, le diplomate suédois a exprimé le souhait de voir un
changement de la situation. "Il faut injecter une volonté politique
positive et avoir un tournant dramatique pour changer la situation",
a-t-il dit.
Interrogé sur la question d'un éventuel report des
élections ou d'un changement de date, M. Schori a indiqué que ce serait du
ressort du Haut représentant de l'ONU pour les élections en Côte
d'Ivoire, Gérard Stoudmann.
Le mandat du président ivoirien Laurent Gbagbo, élu
en octobre 2000, avait expiré le 31 octobre 2005, mais avait été prorogé
d'un an par la résolution 1633 de l'ONU qui a fixé la date butoir du
31 octobre pour la tenue de l'élection présidentielle ivoirienne.
Le 6 août, le président Gbagbo avait affirmé dans un
message à la Nation qu'il demeurerait au pouvoir au cas où les élections
ne pourraient se dérouler en octobre prochain comme prévu,
affirmation rejetée la coalition d'opposition ivoirienne du G7
( regroupement des partis d'opposition et de la rébellion).
Depuis le coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002,
la Côte d'Ivoire traverse une crise politico-militaire, le pays étant
divisé en deux avec la moitié nord contrôlée par une rébellion
armée. Fin