BAGDAD, 23 août (XINHUA) -- Le deuxième procès de
l'ancien président irakien Saddam Hussein a été ajourné mercredi pour
trois semaines, soit jusqu'au 11 septembre, a annoncé le Haut tribunal
pénal irakien.
Le président destitué et ses six co-accusés sont
retournés mercredi sur le banc des accusés pour leur implication présumée
dans la campagne anti-kurde Anfal, qui a causé la mort de dizaines de
milliers de personnes.
Quatre Kurdes, trois femmes et un homme, ont
témoigné devant les juges pour cette troisième audience, accusant Saddam
Hussein et ses lieutenants d'avoir ordonné des attaques chimiques sur
leurs villages.
Adiba Owla Bayez, âgée de 45 ans, a déclaré devant
le tribunal que l'une de ses filles avait été tuée par l'attaque chimique
de son village, et qu'elle-même avait par la suite fait deux fausses
couches. Elle est l'épouse d'Ali Mostafa Hama, qui avait déjà
témoigné mardi.
Une autre femme, Badriya Said Khidr, a affirmé que
neuf membres de sa famille étaient morts dans une attaque chimique, dont
son époux, son fils, son père et sa mère.
Une troisième femme, Bahiya Mustafa Mahmoud, a
également décrit une attaque au gaz, affirmant avoir perdu son époux dans
la campagne Anfal.
Moussa Abdullah Moussa, un ancien combattant kurde,
a ensuite affirmé au tribunal que son village avait également subi une
attaque chimique, au cours de laquelle de nombreux membres de sa
famille avaient péri.
Le tribunal a indiqué que plus d'un millier de
témoignages de victimes avaient été enregistrés et que "65 à 75 personnes
allaient témoigner".
Il a également indiqué que le procès de l'affaire
Anfal allait durer environ 4 mois. Fin