TEHERAN, 22
août (XINHUA) -- L'Iran remettra mardi à 16H00 locales (12H30 GMT) sa
réponse aux ambassadeurs des six pays à leur offre visant à une suspension
de son enrichissement d'uranium, selon des sources.
"La réponse sera remise en mains propres aux
ambassadeurs du groupe 5+1 vers 16H00 (12H30 GMT)", a indiqué mardi une
source proche du dossier à Téhéran, en précisant que l'ambassadeur
suisse, représentant les intérêts américains, sera aux côtés de ceux
d'Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie.
Une autre source proche du dossier a précisé que les
" télévisions iraniennes ont été convoquées pour 16H00 heures locales
pour la remise de la réponse par M. Larijani", secrétaire du Conseil
suprême de la sécurité nationale.
Le contenu de cette réponse ne devrait pas être
rendu public dans l'immédiat par la partie iranienne, toujours selon cette
source, qui n'a pas exclu néanmoins que M. Larijani fasse une
déclaration à ce sujet.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité
de l'ONU ( Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et
l'Allemagne (groupe 5+1) ont fait à l'Iran une offre visant à le
convaincre des bénéfices d'une suspension de l'enrichissement
d'uranium, en échange de mesures de coopération économique et
nucléaire.
Téhéran s'était engagé à répondre mardi à cette
offre.
Lundi, le dirigeant suprême iranien l'Ayatollah Ali
Khamenei a déclaré que l'Iran va poursuivre son programme nucléaire et le
directeur adjoint de l'Organisation de l'Energie atomique d'Iran,
Mohammad Sa'eedi a également indiqué que la suspension des activités
d'enrichissement d'uranium était "pratiquement impossible" bien que le
Conseil de sécurité de l'ONU ait fait une telle demande.
Le Conseil de sécurité a récemment adopté une
résolution exhortant Téhéran à suspendre avant le 31 août toutes ses
activités d'enrichissement d'uranium, faute de quoi il envisagera
des sanctions pour l'y contraindre.
Les Etats-Unis ont affirmé qu'en cas de réponse
négative de l'Iran ils chercheraient à obtenir rapidement l'adoption de
sanctions, et qu'ils n'ont jamais exclu une option militaire en
dernier recours. Fin