PARIS, 17 août (XINHUA) -- La suspension de
l'enrichissement de l'uranium par l'Iran exigée par l'Onu sous peine de
sanctions est une demande inacceptable, a affirmé jeudi Ali Ahani,
l'ambassadeur d'Iran à Paris, réitérant la position de Téhéran.
Dans une interview à la radio française RMC, M.
Ahani a déclaré que "la demande de suspension (de l'enrichissement) est
une demande qui n'a pas du tout de base juridique. C'est une demande
tout à fait politique qui n'est pas acceptable par notre opinion publique,
par notre parlement".
"Nous ne croyons pas du tout à l'arme nucléaire car
nous ne croyons pas du tout que l'arme nucléaire puisse garantir notre
sécurité mais nous insistons pour utiliser ces technologies de façon
tout à fait pacifique", a ajouté M. Ahani.
Le ministre iranien des Affaires étrangères,
Manouchehr Mottaki a indiqué mercredi que Téhéran était prêt à "discuter"
de la suspension de son enrichissement d'uranium. La veille, le
président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait rejeté la résolution du
Conseil de sécurité exigeant une suspension de son enrichissement d'ici le
31 août, sous peine de sanctions.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité
(Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne
attendent que l'Iran déclare le 22 août s'il accepte ou pas de
suspendre son enrichissement d'uranium, en échange d'une offre de
coopération présentée le 6 juin. Fin