SEOUL, 16 août (XINHUA) -- Le gouvernement
sud-coréen a déclaré mercredi que son leader ne tiendrait pas de sommet
avec les dirigeants japonais s'ils visitaient le sanctuaire de
Yasukuni.
Seo Joo-seok, conseiller à la sécurité du président
sud-coréen Roh Moo-hyun, a tenu ces propos lors d'un programme de
discussion avec une radio locale.
"Quelque soit la personne qui deviendra le nouveau
Premier ministre japonais, nous restons sur notre position, appelant le
Japon à démontrer ses efforts pour gagner la confiance de la
communauté internationale", a souligné M. Seo.
Le commentaire de M. Seo est largement considéré
comme un avertissement à Shinzo Abe, numéro 2 de l'exécutif japonais, qui
s'est rendu à plusieurs reprises en pèlerinage au sanctuaire de
Yasukuni et est considéré comme favori pour la succession à
Junichiro Koizumi au poste de Premier ministre le mois prochain.
Les médias japonais ont rapporté que le gouvernement
japonais se préparait à arranger un sommet de réparation avec la Corée du
Sud et la Chine avant la fin de l'année.
"La Corée du Sud souhaite que le leader japonais ait
une vision correcte sur l'histoire de la guerre et prenne des mesures
sincères et pratiques pour des relations orientées vers l'avenir
entre les deux pays", a indiqué à des journalistes le vice- ministre
sud-coréen des Affaires étrangères Lee Kyu-hyung le même jour, en réponse
sur un sommet éventuel entre M. Roh et le nouveau Premier ministre
japonais.
Le président sud-coréen Roh Moo-hyun avait refusé de
tenir un sommet bilatéral avec M. Koizumi après que ce dernier eut visité
le sanctuaire de Yasukuni à la fin de l'année dernière.
Le sanctuaire de Yasukuni honore 2,5 millions de
Japonais morts à la guerre, y compris 14 criminels de guerre de Classe A
condamnés après la Seconde Guerre mondiale. Fin