TEHERAN, 16 août (XINHUA)
-- L'Iran souhaite discuter de la suspension de ses activités
d'enrichissement d'uranium avec les puissances européennes, a affirmé
mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr
Mottaki.
"L'Iran veut discuter de la suspension de nos
activités nucléaires avec les Etats européens", a déclaré M. Mottaki, à
l'issue d'un entretien avec son homologue malien, Mokhtar Ouan.
"Même s'il n'est pas logique pour eux (pays
européens) de nous demander une suspension de nos activités nucléaires,
nous pouvons toujours en discuter", a-t-il dit.
"L'Iran a réaffirmé son empressement à négocier avec
les Européens sur toutes les questions et les ambiguïtés (dans le
projet de proposition de six pays)", a poursuivi M. Mottaki.
Le 6 juin dernier, le Haut représentant de l'Union
européenne pour la politiqueétrangère, Javier Solana, avait présenté un
projet de proposition élaboré par six pays (Allemagne, Chine,
Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) pour tenter de
persuader l'Iran de suspendre son enrichissement d'uranium. Téhéran
avait promis d'y donner une réponse au plus tard le 22 août.
De plus, le chef de la diplomatie iranienne a
indiqué que le moyen le plus efficace pour régler la crise nucléaire
iranienne consisterait à la tenue de négociations qui permettraient de
préserver les droits de l'Iran et de faire disparaître les
préoccupations européennes.
Mais l'Iran "ne renoncera jamais à ses droits
inaliénables (de développer son programme nucléaire) dans n'importe
quelles circumstances", a souligné Mottaki.
Le 31 juillet, le Conseil de sécurité de l'ONU a
adopté, par 14 voix contre une, la résolution 1696, qui donne à l'Iran un
délai jusqu'au 31 août pour suspendre notamment toutes ses activités
d'enrichissement d'uranium sous la peine de faire face à
d'éventuelles sanctions. Cette résolution a été rejetée par
Téhéran.
Les Etats-Unis accusent l'Iran de développer en
discrétion des armes nucléaire sous le prétexte d'une utilisation
pacifique, une allégation catégoriquement démentie par Téhéran. Fin