Chirac appelle à
respecter la souveraineté du Liban
PARIS, 9 août (XINHUA) -- Le président français
Jacques Chirac a appelé mercredi à respecter la "souveraineté", l'"unité"
et la " stabilité" du Liban, lors d'une conférence de presse sur le
conflit israélo-libanais, à Toulon, dans le sud de la France.
"Le projet de résolution du Conseil de sécurité, sur
lequel nous sommes parvenus à un accord avec les Etats-Unis, est une
base de travail", a dit le président français à l'issue d'une réunion
du gouvernement français.
Le projet de résolution franco-américain, proposé le
5 août au Conseil de sécurité de l'Onu et appelant à une cessation
immédiate des hostilités sans exiger le retrait des forces israéliennes du
Liban, est rejeté par Beyrouth et les pays arabes qui ont demandé
des changements du projet avant son adoption prévue pour la fin de
la semaine.
"Israël et le Liban ont réagi et nous devons prendre
en compte ces réactions, et tenir compte notamment des intérêts du
Liban et de sa stabilité, de son unité et de sa souveraineté, de son
indépendance", a affirmé M. Chirac.
Le président français a salué la proposition mardi
du gouvernement libanais de déployer 15 000 soldats de ses forces
armées au Liban sud, car "elle devrait permettre au gouvernement
libanais d'exercer sa souveraineté sur l'ensemble de son
territoire".
"Il n'est pas d'Etat libre et indépendant qui
n'exerce sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire", a-t-il
insisté.
Le président Chirac a aussi évoqué la possibilité du
déploiement "dans un mois par exemple" d'une force internationale au
Liban, à laquelle la France sera prête à participer. Mais il a souligné
qu'il faudrait au préalable un "accord politique des deux parties pour que
chacun y trouve les garanties qu'il est en droit d'exprimer". Fin
Chirac met en garde contre une renonciation
à un cessez-le-feu immédiat au Liban
PARIS, 9 août (XINHUA) -- Le président français
Jacques Chirac a mis en garde mercredi contre une "renonciation à un
cessez-le- feu immédiat" au Liban qui serait "la plus immorale des
solutions", faisant référence à une "réserve" américaine sur les demandes
libanaises.
"Il semble effectivement qu'aujourd'hui, il y ait
une réserve américaine pour adopter ce projet", a déclaré M. Chirac, lors
d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du
gouvernement sur le conflit israélo-libanais tenue à Toulon dans le sud de
la France.
"Je ne veux pas imaginer qu'il n'y ait pas de
solution car cela voudrait dire, ce qui serait la plus immmorale des
solutions, que l'on accepte la situation actuelle et que l'on renonce à un
cessez le feu immédiat", a souligné M. Chirac.
Un projet franco-américain de résolution à l'ONU
avait été rejeté par le Liban qui avait exigé des amendements, notamment
le retrait des troupes israéliennes du Liban sud après la cessation
des hostilités et la mise sous l'autorité de l'ONU du secteur
disputé des Fermes de Chebaa. Fin