BEIJING, 9 août (XINHUA) -- Le gouvernement chinois promeut
activement la thérapie de substitution à la méthadone pour les
toxicomanes comme moyen d'empêcher la propagation du Sida et de
l'hépatite par les injections.
101 cliniques proposant ce traitement ont été
ouvertes à travers le pays qui en comptera 305 d'ici à la fin de
l'année.
La méthadone, une substance de synthèse, est
largement utilisée au niveau international comme drogue de substitution
pour favoriser la désintoxication des toxicomanes.
Dans les cliniques chinoises, un verre de boisson à
la méthadone ne coûte que 10 yuans. Remplacer les injections de
drogues par la méthadone permet d'éviter l'utilisation de seringues
et les problèmes de transmission du Sida et autres maladies contagieuses
qui en découlent.
Les personnes suivant ce traitement doivent subir
des tests d'urine réguliers dont les résultats sont conservés par la
police dans une base de données nationale. Selon une note récemment
émise par le ministère chinois de la Sécurité publique, les toxicomanes
persistant à consommer des drogues seront envoyés dans des
institutions où ils seront astreints à un sevrage forcé.
"La thérapie de substitution à la méthadone ne
permet pas seulement de lutter contre les maladies contagieuses. Elle aide
aussi les toxicomanes à renouer des relations familiales et a une
incidence sur le trafic de drogue", estime Yao Zhibin, directeur
adjoint du Bureau provincial pour la Santé du Guangdong. Fin