NEW YORK (Nations unies), 4 août (XINHUA) -- Les
ambassadeurs aux Nations unies des Etats-Unis et de la France ont
poursuivi vendredi leurs discussions exclusives sur le texte d'une
résolution du Conseil de sécurité de l'ONU relative à la crise au
Moyen-Orient.
Ces négociations, qui durent depuis le début de
cette semaine, se basent sur un projet de résolution, proposé par la
France, qui demanderait une "cessation immédiate des hostilités", et
appellerait au "plein respect" de la Ligne bleue, démarcation de la
frontière entre Israël et le Liban après le retrait du Liban des troupes
israéliennes en 2000.
Les deux parties sont actuellement en désaccord sur
les dates pour le déploiement d'une nouvelle force internationale au
Liban.
La France souhaite une cessation des hostilités et
un règlement politique entre Israël, le Hezbollah et le gouvernement
libanais, avant de déployer une telle force, tandis que les Etats-Unis
souhaitent un déploiement rapide des forces de paix pour aider à
imposer un cessez-le-feu.
Un second point épineux est "l'appel à la cessation
des hostilités" proposé par la France, les Etats-Unis préférant
utiliser des termes plus généraux, selon des diplomates à l'ONU.
L'ambassadeur ghanéen aux Nations unies Nana
Effah-Apenteng, président du Conseil de sécurité pour le mois d'août, a
déclaré que le conseil pourrait devoir se réunir ce week-end si les
Etats- Unis et la France souhaitent tirer quelque chose de ces
négociations.
"Les membres du conseil feront tout le nécessaire
pour faciliter ces négociations", a dit M. Effah-Apenteng à la presse
après que le conseil eut reçu des informations sur la situation
humanitaire au Liban. Fin