PARIS, 3 août (XINHUA) -- Le ministre français des
Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a estimé jeudi que
l'organisation d'une conférence sur le déploiement d'une force
d'interposition internationale au Liban était "prématurée", étant
donné la situation actuelle du pays.
Lors d'un point de presse sur la situation au
Moyen-Orient, le ministre français a réaffirmé que le recours militaire ne
pourrait conduire qu'à l'impasse, et qu'il faudrait une solution politique
pour régler la crise du Liban.
Le déploiement d'une force internationale au Liban
doit "suivre " au lieu de "précéder" un accord politique, a souligné M.
Douste- Blazy.
Une conférence sur la contribution au déploiement
d'une force internationale au Liban, prévue lundi mais reportée, n'a
toujours pas eu lieu jusqu'à jeudi, en l'absence de la France, a révélé le
chef de la diplomatie française.
M. Douste-Blazy a mis l'accent sur son plan de trois
étapes : arrêt immédiat des hostilités, conclusion d'un accord politique
entre Israéliens et Palestiniens sur un cessez-le-feu durable
garantissant la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban, et le
déploiement d'une force internationale pour surveiller la mise en oeuvre
de l'accord politique.
Ce plan de trois points a été adopté à l'unanimité
lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de de l'Union
européenne, a rappelé M. Douste-Blazy.
Un plan de sept points, initié par le Premier
ministre libanais Fouad Siniora dans le même esprit de la proposition
française, a été adopté par tous les membres du gouvernement libanais, y
compris ceux du Hezbollah, a noté le ministre français, évoquant des
"points positifs" à ce sujet. Fin