NEW YORK (Nations unies), 31 juillet (XINHUA) -- Le
Conseil de sécurité de l'Onu a adopté lundi une résolution qui
demande à l'Iran de cesser ses activités d'enrichissement d'uranium,
faute de quoi il envisagera d'éventuelles sanctions.
(Photo: Xinhua/ Reuters)
La résolution, numérotée 1696 et adoptée par 14 voix
contre une (Qatar), était parrainée par la France, la Grande-Bretagne et
l'Allemagne. Ce dernier pays ne siège pas au Conseil mais a
participé avec les deux autres aux négociations avec Téhéran sur son
programme nucléaire.
Dans ce texte, le Conseil de sécurité "exige que
l'Iran suspende toute activité d'enrichissement et de retraitement, y
compris la recherche et le développement, ce qui doit être
vérifié par l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).
Fin
ONU : adoption d'une
résolution pressant l'Iran de stopper l' enrichissement
d'uranium
NEW YORK (Nations unies), 31 juillet (XINHUA) -- Le
Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi une résolution
pressant l'Iran de cesser d'ici au 31 août son enrichissement d'uranium,
sous peine de subir d'éventuelles sanctions économiques et
diplomatiques.
La résolution a été adoptée par 14 voix pour et 1
contre. Le Qatar, seul pays arabe au Conseil ce mois-ci, a été le seul à
s'y opposer.
S'expliquant à l'issue de ce vote, l'ambassadeur
qatariote aux Nation unies, Nassir al-Nasser, a déclaré que le Qatar
soutenait les efforts des six pays pour chercher une solution pacifique,
en offrant à l'Iran un ensemble intégré, mais il a dit craindre que
le vote de cette résolution en ce moment critique ne serve ni la
sécurité dans la région ni l'unité du Conseil.
"Nous désapprouvons la mise aux voix de cette
résolution à un moment où notre région est en flammes", a-t-il dit. "Nous
ne voyons aucun mal à attendre quelques jours pour épuiser tous les
moyens possibles afin d'identifier les intentions réelles de
l'Iran", a-t-il renchéri.
La résolution, en cours de négociations depuis
plusieurs semaines, exige que l'Iran "suspende toutes ses activités liées
à l'enrichissement et au retraitement, y compris la recherche et
développement".
Sur l'insistance de membres du conseil tels que la
Russie et la Chine, la résolution a abandonné une menace de sanctions
immédiates, et demandé au Conseil de tenir de nouvelles discussions
avant d'envisager des sanctions.
S'exprimant au Conseil de sécurité à l'issue du
vote, l'ambassadeur chinois à l'ONU Liu Zhenmin, a souligé que le
dialogue et les négociatoions étaient la seule issue, et que
l'agence de sûreté nucléaire onusienne qu'est l'AIEA devrait
toujours être le mécanisme principal pour régler ce problème.
Une solution demande des efforts diplomatiques de
tous les côtés, a-t-il observé, soulignant que toute mesure adoptée par le
Conseil de sécrité devrait servir l'objectif de négociations
diplomatiques.
M. Liu a indiqué que la résolution exprimait
l'intention du Conseil de sécurité, si l'Iran ne s'y conformait pas,
d'adopter les mesures appropriées conformément à l'article 41 de la charte
des Nations unies, pour persuader l'Iran de se conformer à la
résolution et aux exigences de l'AIEA.
D'un autre côté, a-t-il souligné, si l'Iran remplit
ses obligations et revient à la table des négociations, il ne sera
pas nécessaire pour le Conseil de prendre des mesures
supplémentaires.
John Bolton, ambassadeur américain aux Nations
unies, qui prône une approche forte sur le programme nucléaire iranien, a
déclaré que cette résouition était la première sur le dossier iranien à
refléter la gravité de la situation et la détermination du Conseil.
"Nous espérons que cette résolution démontrera à
l'Iran que la meilleure manière de sortir de son isolement international
est simplement d'abandonner la recherche d'armes nucléaires", a-t-il
dit.
Expliquant la position iranienne sur ce dossier,
l'ambassadeur iranien à l'ONU Javad Zarif a déclaré que l'Iran ne
cherchait pas la confrontation et qu'il avait montré sa disposition à
entreprendre des négociations sérieuses et visant des résultats sur
la base du respect mutuel et d'une discussion sur un pied d'égalité.
"Le programme nucléaire pacifique de l'Iran ne
constitue pas une menace pour la paix et la sécurité internationales, et
par conséquent en traitant cette question le Conseil de sécurité ne
s'appuie sur aucune base légale", a-t-il dit. Fin