JERUSALEM, 31 juillet (XINHUA) -- Le ministre
israélien de la Justice, Haïm Ramon, a indiqué lundi que la suspension des
raids aériens israéliens sur le Liban ne signifiait pas la fin de la
" guerre" contre le Hezbollah libanais.
"Cette décision (de suspendre les opérations) nous
permettra de poursuivre la guerre en réduisant certaines pressions
politiques. Je suis donc convaincu qu'il s'agit d'une décision juste. Elle
ne signifie pas la fin de la guerre", a déclaré M. Ramon à la radio
militaire israélienne.
Pourtant, M. Ramon a fait savoir que l'armée
israélienne pourrait reprendre ses opérations militaires si le Hezbollah
libanais profitait de la suspension pour se ravitailler en armes.
"Le cessez-le-feu ne s'appliquera pas au cas où il y
aurait une tentative de profiter de la suspension des frappes pour tout
transfert d'armes à travers la frontière libano-syrienne", a-t-il
dit.
Les commentaires de M. Ramon sont intervenus alors
que l'Etat hébreu a annoncé lundi matin une suspension de 48 heures de ses
raids aériens au Liban, à la suite d'une frappe aérienne qui a fait
une cinquantaine de morts à Cana, dans le sud du Liban.
Cette suspension a été annoncée, alors que la
secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a effectué de dimanche à
lundi une visite en Israël pour discuter de l'actuelle crise au Liban avec
les autorités israéliennes.
Plus de 600 civils libanais ont été tués lors de
raids aériens menés par l'armée israélienne depuis le 12 juillet en
riposte à une attaque du Hezbollah libanais, qui s'est soldée par la
capture de deux soldats et la mort de huit autres. Fin