BAGDAD, 24 juillet (XINHUA) -- Le procès de
l'ex-président irakien Saddam Hussein et de ses sept co-accusés, au sujet
du massacre de Doujaïl, a repris lundi en l'absence de
l'ex-dirigeant, qui est sous traitement médical suite à une grève de la
faim de 17 jours.
Le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane, qui préside ce
procès, a ouvert la séance avec l'audience des dernières plaidoiries de
Barzan Ibrahim, demi-frère de Saddam Hussein et chef du
renseignement sous l'ancien régime.
L'avocat de M. Ibrahim, nommé par la cour, a lu des
dizaines de pages pour défendre son client et appelé la cour à abandonner
l'affaire. "Il n'y a pas une seule preuve impliquant mon client dans
l'affaire de Doujaïl", a-t-il dit.
M. Ibrahim a pour sa part rejeté toute légitimité de
son avocat, ainsi que du tribunal. ""Cet avocat ne me représente pas", et
"ce tribunal est illégitime, car les Etats-Unis ont occupé l'Irak
sans résolution du Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il dit. "Ma
présence ici est contraire à la Convention de Genève", a-t-il
ajouté.
Saddam Hussein est hospitalisé depuis dimanche et
nourri par un tube d'alimentation, suite à une grève de la faim pour
protester notamment contre l'insuffisance de protection des avocats de la
défense.
Saddam Hussein et ses sept co-accusés sont inculpés
de crimes contre l'humanité pour la mort de 148 chiites à Doujaïl après
une tentative d'assassinat ratée contre l'ex-dirigeant en 1982. Fin